Hypertension, diabète et obésité : l’ampleur silencieuse des maladies non transmissibles en RDC

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 18 lectures
Hypertension, diabète et obésité : l’ampleur silencieuse des maladies non transmissibles en RDC

En République démocratique du Congo, près d’un tiers de la population souffre d’hypertension et une proportion croissante de Kinshasa est atteinte de diabète. Ces pathologies, souvent asymptomatiques, se développent lentement, ce qui rend leur détection précoce cruciale pour éviter des complications graves.

Prévalence alarmante des NCD en République démocratique du Congo

Les données de l’Organisation mondiale de la santé indiquent que 30 % des Congolais présentent une hypertension artérielle, tandis que 7 % des habitants de Kinshasa sont diagnostiqués diabétiques. L’obésité, bien que moins quantifiée dans les chiffres officiels, complète le trio des maladies non transmissibles (MNT) qui pèse sur le système de santé du pays. Cette concentration de facteurs de risque crée une charge sanitaire durable, avec des répercussions sur la productivité et les dépenses publiques.

Détection tardive : un frein à la prise en charge

Les experts soulignent que les personnes atteintes d’hypertension ou de diabète peuvent vivre plusieurs années sans ressentir de symptômes perceptibles. Cette absence de signes cliniques décourage les consultations de routine, d’autant plus que les bilans de santé ne sont pas perçus comme prioritaires. Ainsi, la maladie n’est souvent découverte qu’au moment où des complications – accidents vasculaires cérébraux, insuffisance rénale ou cécité – se manifestent, compliquant le traitement et augmentant les coûts de prise en charge.

Vers un dépistage précoce : initiatives et enjeux

Conscient de ce déficit de dépistage, le Dr Anicet Kipassa, spécialiste de santé publique, plaide pour l’intégration de contrôles systématiques de la tension artérielle et de la glycémie dans les programmes de soins de première ligne. Selon lui, la mise en place de campagnes de dépistage mobile dans les zones urbaines et rurales pourrait réduire le nombre de cas non diagnostiqués. Toutefois, le financement, la formation du personnel et la sensibilisation du public restent des défis majeurs à relever.

Le rôle des acteurs de santé dans la sensibilisation

Dans le cadre d’une discussion animée, Jody Daniel Nkashama a interrogé le Dr Anicet Kipassa et la Dre Maton Audrey, médecin généraliste basée en Belgique et fondatrice de l’ASBL Mwinda, sur les stratégies de prévention. Les intervenants ont souligné l’importance d’une éducation communautaire, de la promotion d’un mode de vie équilibré et de l’accès à des services de santé abordables. L’ASBL Mwinda, par exemple, développe des programmes de formation pour les agents de santé communautaires afin d’améliorer la détection précoce et d’encourager les patients à effectuer des bilans réguliers.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.