Un financement américain de 5,7 millions de dollars pour accélérer la transition énergétique du Maroc : les études d’ingénierie préliminaires d’un projet d’ammoniac vert à Laâyoune viennent de recevoir un soutien décisif, symbolisant l’engagement croissant de Washington dans les provinces du Sud.
Un projet industriel d’envergure dans les provinces du Sud
La cérémonie de signature d’un accord de subvention entre une agence fédérale américaine et la société ORNX marque le lancement des études techniques pour la première phase d’un projet industriel visant la production d’ammoniac vert à Laâyoune. Doté d’un budget de 5,7 millions de dollars, ce programme d’études, dirigé par l’entreprise américaine KBR en partenariat avec GE Vernova, Electric Hydrogen et Terabase, couvrira les dimensions techniques, économiques, financières, environnementales et réglementaires du projet. L’objectif affiché est la construction d’une unité capable de produire environ 560 000 tonnes d’ammoniac vert par an, ce qui en ferait l’un des plus importants projets industriels liés aux énergies renouvelables dans la région.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’« Offre Maroc pour l’hydrogène vert », lancée en mars 2025, qui vise à attirer des investissements internationaux dans les provinces du Sud. Les études en cours permettront d’établir un modèle économique et financier sur vingt-cinq ans, incluant une estimation précise des coûts de production et un plan de financement détaillé, identifiant les différentes sources de capitaux nécessaires à sa réalisation.
Une coopération énergétique et géopolitique renforcée
La subvention américaine, première du genre accordée par une agence fédérale à un projet privé situé dans les provinces du Sud, dépasse le cadre purement économique. Elle illustre une volonté politique de consolider les relations bilatérales entre le Maroc et les États-Unis, notamment dans le domaine des énergies renouvelables. Les déclarations de l’ambassadeur américain au Maroc ont souligné l’importance de ce partenariat, évoquant une complémentarité entre les ressources naturelles marocaines et l’expertise technologique américaine, avec des retombées attendues en termes d’innovation, d’emplois et de développement régional.
Ce financement s’ajoute à d’autres initiatives américaines dans la région, comme la dénomination de l’autoroute Tiznit-Dakhla au nom du président américain, reflétant une présence concrète des États-Unis dans le Sahara marocain. Les promoteurs du projet y voient une étape majeure, permettant d’accélérer le passage aux phases de conception détaillée et de décision finale d’investissement, tout en renforçant la crédibilité du Maroc comme hub africain de l’hydrogène vert.