Huit États arabes dénoncent les appels israéliens au déplacement forcé des habitants de Gaza, appelant à respecter le droit international

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 39 lectures
Huit États arabes dénoncent les appels israéliens au déplacement forcé des habitants de Gaza, appelant à respecter le droit international

Les ministres des Affaires étrangères du Qatar, d’Arabie saoudite, de Jordanie, des Émirats arabes unis, d’Indonésie, du Pakistan, d’Égypte et de Turquie ont publié une déclaration commune pour condamner les propos d’Itamar Ben‑Gvir et de Yisrael Katz, qui prônaient le déplacement des Palestiniens de Gaza. Ils qualifient ces appels de violation du droit international et d’obstacle majeur aux initiatives de paix en cours.

Une condamnation collective de huit ministères des Affaires étrangères

La déclaration, signée par les porte-parole des huit pays, souligne l’unanimité de la position arabo‑musulmane face aux propositions israéliennes de « déplacement forcé ». Chaque ministre a rappelé que leurs nations partagent la responsabilité de défendre les droits du peuple palestinien, tant sur le plan humanitaire que juridique. La coalition a également insisté sur le caractère inacceptable de toute mesure visant à modifier la démographie ou la géographie du territoire palestinien occupé, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur de la bande de Gaza.

Les propos israéliens jugés contraires au droit international humanitaire

Itamar Ben‑Gvir, ministre de la Sécurité nationale, et Yisrael Katz, ministre de la Défense, ont évoqué des mécanismes pour expulser les Gazaouis de leurs terres, suscitant une vive réaction. Les ministres arabes ont rappelé que le droit international humanitaire interdit explicitement le déplacement forcé de populations civiles en temps de conflit. Ils ont dénoncé ces propositions comme une « violation flagrante » des conventions de Genève et des résolutions des Nations unies, rappelant que le respect de ces normes est indispensable pour toute perspective de règlement durable.

Implications pour les efforts de paix et la solution à deux États

Les signataires ont mis en garde contre les conséquences d’une éventuelle transformation de ces appels en politique officielle. Selon eux, un tel glissement compromettrait les négociations soutenues par la communauté internationale, notamment le plan de paix proposé par le président américain Donald Trump, qui exclut explicitement tout déplacement forcé. Les ministres ont réaffirmé que la seule voie vers une paix juste passe par la mise en œuvre d’une solution à deux États, avec des frontières basées sur la ligne du 4 juin 1967 et Jérusalem‑Est comme capitale palestinienne. Ils ont également sollicité le Conseil de sécurité des Nations unies pour qu’il exerce son rôle de garant du droit international et empêche toute tentative de « nouvelle réalité démographique » dans les territoires occupés.

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