Le président de Rugby Africa, Herbert Mensah, interviendra lors de la semaine de haut niveau de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York pour défendre la rétention de la valeur économique créée par les talents sportifs africains. Son allocution s’inscrit dans le cadre du sommet Unstoppable Africa 2026, organisé par le Global Africa Business Initiative.
Un podium mondial pour la cause du sport africain
Invité à prendre la parole le 21 septembre, Mensah participera à la session intitulée « Real Value from the Field: Protecting and Profiting from Africa’s Talent Pipeline ». En plus de son rôle à la tête de Rugby Africa, il siège au conseil exécutif de World Rugby et préside la division World Rugby Regions, ce qui renforce la légitimité de son intervention auprès d’un auditoire estimé à 4 000 participants, parmi lesquels chefs d’État, dirigeants d’entreprises mondiales, investisseurs et entrepreneurs.
Des leviers concrets pour garder la richesse sur le continent
Le débat portera sur trois axes majeurs : l’amélioration des contrats entre joueurs et clubs, l’instauration de systèmes de repérage plus intelligents et le renforcement des ligues régionales. Selon les organisateurs, ces mesures viseraient à ce qu’une part plus importante des revenus générés par les athlètes africains reste au sein des clubs, académies, communautés et institutions sportives du continent.
Le sport comme vecteur d’investissement et d’innovation
Intégrer la question du sport dans le programme du GABI permet de lier le développement sportif à des thématiques plus larges telles que l’investissement, la propriété intellectuelle, les infrastructures professionnelles et la construction d’institutions pérennes. Cette approche cherche à repositionner le sport africain, souvent perçu comme un secteur de divertissement, au cœur des stratégies économiques et d’investissement du continent.
Conséquences attendues pour les acteurs locaux
Si les propositions avancées lors de la session sont adoptées, les clubs et académies africaines pourraient bénéficier d’une plus grande part des droits télévisés, des accords de sponsoring et des transferts internationaux. Une meilleure répartition des flux financiers renforcerait la capacité des structures locales à investir dans la formation, les installations et la création de ligues compétitives, contribuant ainsi à un cercle vertueux de développement sportif et économique.