Hausse des prix des carburants à Keta : craintes pour le pouvoir d’achat et les transports

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
Hausse des prix des carburants à Keta : craintes pour le pouvoir d’achat et les transports

La hausse des prix des carburants à Keta, effective depuis le 1er septembre, suscite des inquiétudes chez les habitants et les professionnels du transport. Entre craintes pour le pouvoir d’achat et pressions sur les coûts opérationnels, la situation pourrait entraîner une augmentation des tarifs des transports en commun.

Des hausses de 4,8 % à 5 % selon les projections

Les prix de l’essence et du diesel ont augmenté en moyenne de 4,8 % à 5 % à Keta, selon les estimations de deux chambres professionnelles ghanéennes. Le litre d’essence est passé de 15,43 à 16,21 cedis (soit +5 %), tandis que celui du diesel a grimpé de 2,1 %, atteignant 17,60 cedis. Ces ajustements reflètent une tendance nationale, bien que certaines compagnies pétrolières locales aient déjà commencé à répercuter ces hausses sur leurs tarifs.

Transporteurs et habitants sous pression

Les commerçants et conducteurs de Keta, comme Raphael Gemegah, s’alarment des répercussions sur leur activité. Ce dernier, également chauffeur de taxi, craint une hausse des tarifs des transports, déjà fragilisés par l’inflation des pièces détachées et des lubrifiants. Les unions de transporteurs, comme le GPRTU, attendent une évaluation des prix à la pompe avant de décider d’une éventuelle augmentation des fares, après avoir suspendu une précédente hausse sous la pression gouvernementale.

Causes internationales et limites du cedi

Les analystes attribuent cette hausse à des facteurs externes, notamment la flambée des cours du pétrole brut (+1,7 % en moyenne, passant de 90,53 à 92,11 dollars le baril) et les tensions géopolitiques autour du détroit d’Ormuz. Paradoxalement, l’appréciation récente du cedi face au dollar n’a pas suffi à modérer les prix, soulignant la dépendance du marché local aux fluctuations mondiales. Certains consommateurs appellent l’État à renforcer les mesures de soutien pour limiter l’impact sur les ménages.

Un équilibre fragile en suspens

Alors que les compagnies pétrolières ajustent leurs tarifs sous le nouveau régime de prix, l’incertitude persiste quant à l’ampleur finale des hausses et aux décisions des syndicats de transporteurs. Une absence d’intervention pourrait aggraver les difficultés économiques des ménages, déjà confrontés à une inflation persistante. Les acteurs locaux attendent désormais des signaux clairs pour anticiper les prochaines étapes.

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