Le Roi Mohammed VI a nommé Hassan Tariq au poste de Secrétaire général du Gouvernement ce vendredi 16 octobre 2026. Intégré à l'équipe dirigée par la cheffe de gouvernement Fatima Ezzahra El Mansouri, cet universitaire et ancien diplomate devient le garant de la cohérence juridique et de la qualité rédactionnelle des textes législatifs nationaux.
Un parcours académique et institutionnel polyvalent
Né en 1974, Hassan Tariq possède une expertise ancrée dans le droit public et la science politique. Après des débuts comme inspecteur au ministère des Finances, il a mené une carrière universitaire remarquée, notamment à l'Université Hassan Ier de Settat et à la Faculté de droit de Rabat-Agdal. Ses travaux sur les transitions démocratiques et les politiques publiques ont été distingués par le Prix du Maroc du livre en 2015, témoignant d'une réflexion approfondie sur les mécanismes de l'État.
L'expérience parlementaire et diplomatique
Au-delà de ses activités académiques, Hassan Tariq a acquis une connaissance concrète du fonctionnement législatif lors de son mandat de député entre 2011 et 2016. Membre de la commission de la Justice et de la Législation, il a contribué à l'adaptation du règlement intérieur de la Chambre des représentants suite à la réforme constitutionnelle de 2011. Son profil s'est ensuite internationalisé avec une mission d'ambassadeur du Maroc en Tunisie, débutée en 2019, durant laquelle il a navigué dans un contexte régional complexe.
La modernisation de la médiation institutionnelle
Avant sa nomination au Secrétariat général du Gouvernement, Hassan Tariq occupait la fonction de Médiateur du Royaume depuis mars 2025. À ce poste, il a impulsé une modernisation du traitement des doléances des citoyens et a renforcé la gouvernance des services publics, notamment par l'organisation de forums dédiés. Cette expérience de terrain, couplée à sa maîtrise du droit et des rouages parlementaires, constitue l'atout majeur qu'il devra désormais mobiliser pour superviser la production normative de l'exécutif et assurer la conformité des projets de lois et décrets.