Un militant ghanéen de la jeunesse annonce sa candidature pour renforcer l’ancrage local du NDC en région Ashanti, bastion de l’opposition, où la mobilisation des jeunes pourrait faire basculer l’équilibre politique.
Un engagement ancré dans l’expérience étudiante et militante
Hamza Ayembilla Inusah, ancien vice-président du Réseau des institutions d’enseignement supérieur du NDC à l’université KNUST, se présente comme candidat au poste de vice-organisateur jeunesse du parti dans la région Ashanti. Son parcours, marqué par son engagement dans les mouvements étudiants et les réseaux sociaux, vise à donner une voix plus directe aux jeunes au sein de l’appareil politique régional.
Ayembilla défend une vision où les jeunes ne sont plus cantonnés au rôle de futurs leaders, mais deviennent des acteurs clés dès aujourd’hui. Il insiste sur la nécessité de leur confier des responsabilités concrètes, notamment dans l’organisation des structures locales et la coordination entre activistes, étudiants et militants de terrain.
La région Ashanti, enjeu stratégique pour le NDC
L’Ashanti, bastion historique du Nouveau Parti patriotique (NPP), reste un territoire crucial pour le NDC, qui cherche à y consolider ses positions après les élections de 2024. Ayembilla souligne que la réussite électorale dépend moins des campagnes ponctuelles que de l’entretien permanent des structures locales, des ressources humaines et de la mobilisation des militants.
Son approche repose sur quatre piliers : l’engagement des jeunes, le développement des compétences, la mobilisation de terrain et une meilleure coordination des activités partisanes. Il rejette l’idée que l’organisation politique se limite aux meetings ou aux discours publics, insistant sur le rôle central des volontaires, des responsables de circonscription et des agents électoraux dans la construction d’un parti solide.
Social media et mobilisation physique : un équilibre à trouver
Malgré son statut de militant numérique, Ayembilla met en garde contre la tentation de réduire l’engagement politique à une présence en ligne. Pour lui, les réseaux sociaux ne peuvent remplacer les interactions physiques dans les communautés, sur les campus ou dans les bureaux de vote. Il prône une stratégie hybride, où le digital sert à communiquer, mais où l’organisation de terrain reste la clé de voûte de la mobilisation.
Son expérience en leadership étudiant et son immersion dans les réalités des jeunes militants lui permettraient, selon ses dires, de mieux articuler les attentes des étudiants, des jeunes professionnels et des militants de base avec les priorités du parti. Il propose d’intégrer la formation politique, les opportunités de leadership et l’engagement communautaire comme leviers de développement des jeunes au sein du NDC.
Un projet pour l’avenir immédiat du parti
Ayembilla se présente comme le candidat d’une refonte organisationnelle, où la jeunesse ne serait plus un public passif, mais un pilier actif de la machine électorale. Son programme, centré sur des structures locales renforcées et une mobilisation continue, s’inscrit dans la préparation des prochaines échéances électorales, notamment celles de 2028.
Si sa candidature est validée, son élection pourrait marquer un tournant dans la stratégie du NDC pour l’Ashanti, où la capacité à mobiliser les jeunes et à maintenir une présence constante sur le terrain pourrait faire la différence face à un adversaire bien implanté.