Présent à l'IFA 2026 de Berlin, le groupe chinois Haier défend une vision de la maison intelligente où les appareils connectés et l'IA ne se contentent plus d'exécuter des ordres, mais anticipent les besoins des utilisateurs. Le constructeur prévoit d'investir 13 milliards sur cinq ans dans l'IA, la robotique et la recherche.
Une maison pensée autour des utilisateurs
Pour Neil Tunstall, PDG de Haier Europe, l'étape suivante dépasse la simple maison connectée. Le groupe entend construire un système conçu autour des personnes et de leurs habitudes quotidiennes, plutôt qu'autour d'appareils isolés. L'objectif affiché est de rendre la technologie plus intuitive et d'alléger la charge mentale liée aux tâches domestiques, par exemple en aidant un four à vérifier la cuisson d'un plat sans intervention de l'utilisateur.
La durabilité comme moteur d'innovation
Au-delà du confort, Haier place la réduction de l'empreinte environnementale au centre de sa stratégie. Le principal impact du secteur, rappelle Neil Tunstall, provient de la phase d'utilisation, les appareils consommant beaucoup d'électricité et d'eau. L'entreprise mise sur les technologies intelligentes pour optimiser la consommation au quotidien. Cette démarche, qualifiée d'« innovation de bout en bout », intègre l'IA et l'exploitation des données dès la conception, la fabrication et la logistique des produits.
13 milliards pour accélérer l'IA et la robotique
Le groupe a annoncé un investissement de 13 milliards sur les cinq prochaines années en intelligence artificielle, robotique, recherche et ingénierie avancée. Selon Neil Tunstall, cette enveloppe doit accélérer le passage des concepts au marché dans toutes les catégories de produits. Le dirigeant n'exclut pas l'arrivée à terme de robots humanoïdes pour les tâches élémentaires du foyer, tout en insistant sur un principe clair : « nous ne cherchons pas à remplacer l'humain ».
Adapter la technologie aux marchés locaux
La dimension mondiale de Haier doit permettre de développer des technologies à grande échelle, puis d'adapter les produits aux habitudes culinaires et usages propres à chaque pays. Le consommateur chinois, britannique, français ou italien n'a pas les mêmes attentes, souligne Neil Tunstall, ce qui impose une écoute fine de chaque marché. Certaines innovations présentées à Berlin restent pour l'heure à l'état de concept, mais le dirigeant promet que plusieurs d'entre elles pourraient être commercialisées dès l'an prochain.