Le président de la transition, Mamadi Doumbouya, a officiellement radié 173 membres des forces armées nationales guinéennes pour désertion, une mesure qui touche également le commandant Michel Lamah, connu pour son rôle dans l’arrestation de l’ancien président Alpha Condé en 2021.
Une décision d’envergure du chef de la transition
Dans le cadre d’une campagne de nettoyage interne, le commandant‑en‑chef des forces armées a annoncé la radiation de 173 militaires accusés d’avoir abandonné leurs postes. La décision, prise par le président de la transition Mamadi Doumbouya, a été officialisée sans indication de date précise, mais elle intervient alors que le gouvernement cherche à consolider son autorité après plusieurs années d’instabilité politique.
Michel Lamah, un acteur du passé politique guinéen
Parmi les militaires radiés figure le commandant Michel Lamah, dont le nom était déjà associé à la scène politique guinéenne. En septembre 2021, Lamah avait participé à l’arrestation de l’ancien président Alpha Condé lors du coup d’État qui a porté Mamadi Doumbouya au pouvoir. Sa radiation actuelle souligne la portée de la mesure, qui ne se limite pas aux simples rangs inférieurs mais touche également des officiers ayant joué un rôle majeur dans les événements récents.
Implications pour la cohésion et la discipline des forces armées
La désertion de personnel militaire représente un défi majeur pour la stabilité sécuritaire du pays. En radiant ces 173 soldats, le gouvernement envoie un signal fort de tolérance zéro envers les manquements à la discipline. Cette action vise à restaurer la confiance au sein des rangs, à prévenir d’éventuelles fissures internes et à garantir que les forces armées restent un pilier fiable du régime de transition.
Perspectives et suivi de la mesure
Bien que la décision soit déjà officielle, les réactions des organisations militaires, des syndicats de défense et de la société civile n’ont pas encore été rendues publiques. Le suivi de cette mesure pourra indiquer si d’autres purges sont envisagées ou si des réformes structurelles plus larges seront mises en place pour renforcer la loyauté et la performance des forces armées guinéennes.