Guinée : la Haute Autorité de la Communication suspend la diffusion de France 24 et révoque les accréditations des journalistes

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 51 lectures
Guinée : la Haute Autorité de la Communication suspend la diffusion de France 24 et révoque les accréditations des journalistes

Le jeudi 17 septembre 2026, la Haute Autorité de la Communication (HAC) a pris une mesure radicale en interdisant la diffusion de France 24 sur le territoire guinéen et en retirant les accréditations de l’ensemble de ses correspondants, envoyés spéciaux et collaborateurs. Cette décision s’inscrit dans la continuité d’une mise en demeure adressée à la chaîne la veille, dont le refus d’obtempérer a été invoqué comme motif principal.

Interdiction immédiate de la chaîne France 24

Dans un communiqué publié le même jour, la HAC a déclaré que la suspension de la diffusion était effective « avec effet immédiat ». Aucun délai de transition n’a été prévu, ce qui signifie que les opérateurs de télévision guinéens doivent retirer la chaîne de leurs grilles de programmes dès la réception de la décision. La mesure vise, selon l’autorité, à garantir le respect des obligations légales imposées aux médias diffusés sur le territoire national.

Retrait des accréditations des journalistes de France 24

Parallèlement à l’interdiction de diffusion, la HAC a révoqué les accréditations de tous les journalistes de France 24 présents en Guinée, incluant les correspondants permanents, les envoyés spéciaux et les collaborateurs locaux. Cette action prive la chaîne de tout accès officiel aux événements, conférences de presse et autres sources d’information officielles, limitant ainsi sa capacité à couvrir l’actualité guinéenne depuis le pays.

Motifs invoqués par la HAC

La décision s’appuie sur ce que la HAC qualifie de « refus manifeste, délibéré et caractérisé » de la direction de France 24 à appliquer la mise en demeure qui lui avait été signifiée la veille. Le texte de la mise en demeure n’est pas détaillé dans les informations publiques, mais la réaction de l’autorité indique que le non‑respect d’une exigence administrative a déclenché la sanction la plus sévère prévue par la législation guinéenne en matière de communication audiovisuelle.

Implications pour la liberté d’information en Guinée

Cette mesure soulève des interrogations quant à l’équilibre entre la souveraineté réglementaire et la liberté de la presse. En retirant l’accès d’une chaîne internationale reconnue, la HAC limite la pluralité des sources d’information disponibles pour le public guinéen. Les observateurs du secteur médiatique pourraient suivre les réactions de la communauté journalistique et des organisations de défense des droits humains, qui pourraient qualifier cette action de censure ou de mesure de protection de la souveraineté nationale, selon la perspective adoptée.

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