L’effondrement d’une décharge à Conakry a fait 34 morts et 33 blessés, dont six grièvement. Alors que les autorités tentent de sécuriser les populations voisines et d’organiser des inhumations collectives, la société civile exige une enquête pour comprendre les causes du drame et éviter qu’il ne se reproduise.
Un bilan humain lourd et des victimes étrangères
Dans la nuit du 22 au 23 août 2026, l’éboulement de la décharge de Dar es Salam, située en proche banlieue de Conakry, a causé la mort de 34 personnes et blessé 33 autres, dont six dans un état grave. Les autorités guinéennes ont confirmé que parmi les victimes figuraient des étrangers, principalement originaires de Sierra Leone. Le ministère des Affaires étrangères a été mobilisé pour identifier les ressortissants étrangers et récupérer leurs corps, tandis que les recherches se poursuivent pour recenser l’ensemble des disparus.
Relogements d’urgence et destruction du site
Face à l’ampleur de la catastrophe, le gouvernement a lancé un plan de relogement pour les populations vivant aux abords de la décharge. Plus de 1 500 familles doivent être relocalisées, dont 500 ont déjà été prises en charge dans une école primaire de Dixinn. La ministre de l’Administration du territoire, Djénabou Touré, a confirmé que la décharge serait détruite, une mesure saluée comme une première étape vers la prévention de nouveaux risques.
La société civile exige une enquête pour éviter une répétition
Alors que les autorités multiplient les gestes symboliques, comme la visite des ministres de la Santé et de l’Administration du territoire auprès des sinistrés, la société civile réclame une enquête approfondie. Ange Gabriel Haba, président du Conseil national des organisations de la société civile (CNOCS), a souligné : « Au-delà des mesures d’urgence, l’État doit identifier les causes de l’éboulement. Seule une enquête transparente permettra d’éviter qu’un tel drame ne se reproduise sur d’autres sites. » Les associations appellent à une gestion durable des déchets et à la fermeture définitive des décharges informelles, souvent sources de risques sanitaires et environnementaux.
Un défi logistique et politique pour l’État guinéen
La gestion post-catastrophe s’annonce complexe : identification des victimes, relogement des familles, destruction du site et enquête technique. Les autorités doivent désormais concilier urgence humanitaire et prévention à long terme. La destruction de la décharge de Dar es Salam pourrait servir d’exemple, mais son efficacité dépendra des mesures complémentaires mises en place pour sécuriser les autres sites de stockage des déchets en Guinée.