Des jeunes de Guimsim, village de la commune de Zonsé, ont organisé une journée de reboisement pour compenser la perte de couvert végétal engendrée par les travaux de réhabilitation de l’axe Diarra‑Guimsim‑Ponga. Soutenus par les autorités communales et un enseignant expatrié, ils ont planté plus de deux cents plants de caïlcédrat, de neem et de manguier.
Une mobilisation citoyenne soutenue par les institutions locales
Le chef du village, Naaba Kirba, a salué l’initiative, rappelant que la commune avait mis à disposition un agent des services de l’Eau et des Forêts. Ce technicien a animé une séance pratique, expliquant les techniques de plantation, les besoins en arrosage et les mesures de protection à adopter pour garantir la survie des jeunes plants. L’appui institutionnel a ainsi permis de structurer l’action autour d’un cadre technique fiable.
Le rôle clé d’un diaspora engagé
L’enseignant Issa Yabré, originaire de Guimsim mais résidant à l’étranger, a fourni plus de deux cents plants ainsi que des grillages de protection. Son implication illustre le potentiel des ressortissants du village à contribuer concrètement au développement local, en mobilisant des ressources matérielles qui auraient autrement été difficiles à obtenir.
Des espèces choisies pour répondre aux besoins du territoire
Les jeunes ont aligné les caïlcédrats et les neems le long de l’axe Guimsim‑Ponga afin de créer un corridor d’ombre et de stabiliser le sol le long de la route récemment réhabilitée. Les manguiers, quant à eux, ont été plantés sur une parcelle dédiée, offrant à moyen terme une source de fruits et de revenus pour la communauté. Le choix de ces espèces combine à la fois des objectifs écologiques (ombrage, lutte contre l’érosion) et socio‑économiques (production fruitière).
Vers un développement endogène soutenu par les autorités
Les organisateurs ont profité de l’événement pour formuler des demandes précises : un accompagnement technique plus soutenu, la mise à disposition régulière de plants et la création d’un suivi post‑plantation par les services forestiers. Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de développement endogène, où la jeunesse locale se positionne comme acteur principal de la préservation de son environnement tout en sollicitant un cadre institutionnel pérenne.