Guillaume Soro a été reconduit à la présidence du mouvement Générations et Peuples Solidaires (GPS) lors d'une élection tenue en visioconférence, où il figurait comme seul candidat. Plus de 1 700 militants ont participé au scrutin, confirmant la volonté du mouvement de persister malgré sa dissolution prononcée par la justice ivoirienne en juin 2021.
Un scrutin sans opposition et une légitimité revendiquée
Plus de 1 700 militants ont porté leur choix sur Guillaume Soro, seul candidat à la présidence du GPS. Le politologue Geoffroy Julien Kouao estime que cette élection vise avant tout à légitimer le leadership de Soro au sein du mouvement. Fraîchement réélu, Soro a salué la confiance renouvelée de ses partisans et a dévoilé huit axes prioritaires pour la suite, parmi lesquels le renforcement de l'implantation du GPS. Il a affirmé sa détermination à maintenir le mouvement malgré les obstacles rencontrés depuis plusieurs années.
Un combat juridique toujours en cours
La justice ivoirienne avait dissous le GPS en juin 2021, accusant le mouvement de se livrer à des actes subversifs. Moussa Touré, responsable communication du parti, affirme que le GPS conserve son existence légale, invoquant un appel interjeté puis un pourvoi devant la Cour de cassation. Tant que la plus haute juridiction ne s'est pas prononcée, le mouvement se considère comme disposant d'une existence légale pleine et entière. Cette position juridique permet au GPS de continuer à organiser des activités et des élections internes en dépit de la décision de dissolution.
Le retour en Côte d'Ivoire, condition majeure pour relancer le mouvement
Pour relancer la mobilisation du GPS sur le terrain, le retour de Guillaume Soro au pays reste une condition indispensable, selon les analystes. Le leader du mouvement, recherché dans son pays, s'était rendu à Accra, au Ghana. Soro a rappelé que le GPS avait tenu sept ans durant sans céder ni disparaître, et a garanti que ceux qui pariaient sur l'effacement du mouvement se tromperaient, une fois de plus. La capacité du mouvement à retrouver une dynamique politique significative en Côte d'Ivoire dépendra donc largement du retour effectif de son fondateur sur le sol national.