Le ministre congolais de la Justice, Guillaume Ngefa, a présenté vendredi 21 août 2026 un bilan des actions engagées depuis son arrivée à la tête du département, insistant sur la nécessité d'éradiquer toute impunité pour les crimes graves commis en RDC.
Une priorité absolue : la lutte contre l'impunité des crimes internationaux
Guillaume Ngefa a réaffirmé avec force que « ni sanctuaire ni impunité » ne sauraient être tolérés pour les auteurs de crimes graves perpétrés sur le sol congolais. Cette déclaration s'inscrit dans le cadre d'une stratégie judiciaire visant à renforcer la responsabilité des acteurs impliqués dans des violations graves des droits humains, des crimes de guerre ou des crimes contre l'humanité. Le ministre a souligné l'engagement de son administration à collaborer avec les juridictions internationales et les mécanismes de justice transitionnelle pour garantir que ces crimes ne restent pas impunis.
Bilan des premières mesures : renforcement des capacités et coordination institutionnelle
Lors de cette présentation, le ministre a détaillé les premières actions concrètes mises en œuvre depuis son entrée en fonction. Parmi elles figurent le renforcement des capacités des tribunaux congolais, notamment en matière de traitement des dossiers sensibles, ainsi que la coordination accrue avec les services de renseignement et les forces de sécurité pour identifier et poursuivre les responsables présumés. Une attention particulière a été portée à la formation des magistrats et des enquêteurs, afin d'améliorer l'efficacité des procédures judiciaires.
Collaboration internationale : un levier pour la justice en RDC
Pour concrétiser cette ambition, Guillaume Ngefa a évoqué l'importance de la coopération avec les instances judiciaires internationales, telles que la Cour pénale internationale (CPI) ou les mécanismes régionaux. Cette collaboration vise à faciliter l'extradition des suspects, l'échange d'informations et le soutien technique aux juridictions congolaises. Le ministre a également rappelé que la RDC, en tant que signataire du Statut de Rome, s'est engagée à respecter ses obligations en matière de lutte contre l'impunité, un engagement qui pourrait se traduire par des avancées concrètes dans les mois à venir.
Perspectives : vers une justice plus accessible et transparente
À moyen terme, le ministre a indiqué que son action s'articulerait autour de deux axes majeurs : l'amélioration de l'accès à la justice pour les victimes et la transparence des procédures. Des mesures sont envisagées pour simplifier les démarches judiciaires et renforcer la protection des témoins, tout en garantissant une communication régulière sur l'avancement des dossiers. Ces initiatives pourraient marquer un tournant dans la perception de la justice en RDC, où l'impunité a longtemps été un sujet de préoccupation majeure pour la population et la communauté internationale.