Le président ukrainien Volodymyr Zelensky et Donald Trump ont exprimé, lors d'une rencontre à New York, leur volonté commune de mettre un terme au conflit russo-ukrainien avant l'arrivée de l'hiver. Cette séquence diplomatique, qui s'est tenue en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies, intervient alors que les combats se poursuivent avec intensité sur le terrain.
Une volonté de résolution rapide
Donald Trump a affirmé devant l'Assemblée générale de l'ONU qu'un accord de paix pourrait être conclu « plus tôt qu'on ne le pense », assurant travailler étroitement avec les deux parties pour « régler ce cas ». De son côté, Volodymyr Zelensky a confirmé que les discussions avec l'ancien président américain ont porté sur des mesures de désescalade visant à favoriser une issue diplomatique. Le dirigeant ukrainien a également salué la poursuite de la coopération technique, notamment sur le projet de production locale de missiles intercepteurs Patriot.
Tensions diplomatiques au sein de l'Union européenne
Parallèlement aux efforts diplomatiques, une controverse agite l'Union européenne suite à la radiation de deux oligarques russes, Alisher Usmanov et Mikhaïl Fridman, de sa liste de sanctions. Cette décision, prise à la demande de la France et du Luxembourg, serait liée à des enjeux de sécurité nationale, incluant des tractations pour la libération de citoyens français détenus en Azerbaïdjan. Kiev a vivement dénoncé cette mesure, la qualifiant de « honteuse » et de « concession » contre-productive envers le Kremlin, au moment même où les frappes russes se multiplient.
La poursuite des hostilités sur le terrain
Malgré les appels à la diplomatie, la réalité du conflit reste marquée par la violence. Une frappe de missile balistique russe a récemment touché une infrastructure industrielle à Dnipro, causant la mort de quatre personnes et faisant sept blessés. Face à cette escalade, le président français Emmanuel Macron a plaidé, lors de son intervention à l'ONU, pour un « double moratoire » visant à protéger les infrastructures énergétiques et civiles des deux pays, afin de limiter les conséquences humanitaires du conflit.