GTEC révèle 100 établissements non reconnus : quand le diplôme devient un risque pour les diplômés ghanéens

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 20 lectures
GTEC révèle 100 établissements non reconnus : quand le diplôme devient un risque pour les diplômés ghanéens

La Ghana Tertiary Education Commission (GTEC) a publié une liste de 100 établissements non reconnus, révélant les risques liés aux diplômes obtenus dans des institutions dont la légitimité est contestée. Une alerte qui interroge la responsabilité des autorités et des étudiants dans un système où la quête de titres prime souvent sur la rigueur.

Une liste qui traverse les frontières

Parmi les 100 institutions non reconnues par la GTEC, certaines opèrent depuis le Ghana, tandis que d’autres sont basées à l’étranger, notamment au Mexique, en Inde, aux États-Unis, en Suisse, au Nigeria et en Zambie. Cette dispersion géographique souligne l’ampleur du phénomène : des établissements, parfois présentés comme prestigieux, délivrent des diplômes dont la valeur n’est pas garantie par les autorités ghanéennes. La GTEC précise que ces institutions sont « actuellement non reconnues » et recommande aux diplômés et futurs étudiants de vérifier la légitimité de leur formation avant d’investir temps et argent.

Le poids des titres et les pièges de la crédulité

Au Ghana, les titres académiques occupent une place centrale dans la société, au point de transformer des parcours professionnels en véritables appendices de cartes de visite. Des formules comme « Dr » ou « Professeur » peuvent instantanément modifier la perception d’une personne, même si leur légitimité est douteuse. Cette culture des titres explique pourquoi des diplômés, après des années d’études et des frais élevés, découvrent avec stupeur que leur certificat n’a aucune valeur officielle. La GTEC rappelle que la vérification préalable est cruciale, surtout lorsque des établissements misent sur des noms évocateurs comme « International », « Global » ou « Royal » pour attirer les étudiants.

Une régulation à la traîne : qui doit vérifier ?

Le système actuel place une partie de la responsabilité sur les épaules des étudiants et de leurs familles, souvent peu armés pour distinguer une institution légitime d’un établissement fantôme. Pourtant, des établissements opèrent ouvertement au Ghana, recrutent des étudiants, perçoivent des frais et organisent des cérémonies de remise de diplômes, sans que les autorités n’interviennent en amont. La GTEC, en publiant cette liste, agit comme un filet de sécurité, mais son intervention intervient souvent trop tard. Pour éviter que des années d’efforts ne soient réduites à néant, une régulation proactive – avec des avertissements clairs, une transparence accrue et des sanctions visibles – s’impose.

La due diligence, nouvelle matière obligatoire

Face à ce constat, la GTEC martèle un message simple : avant de s’inscrire dans un établissement, avant de payer des frais, avant d’ajouter un titre à son profil LinkedIn ou à son groupe WhatsApp familial, il est impératif de consulter la liste des institutions reconnues. Cette vérification, bien que basique, reste le seul rempart contre les diplômes sans valeur. Car dans un pays où l’éducation est sacralisée, la pire des désillusions n’est pas l’échec académique, mais la découverte que le diplôme obtenu n’a aucune reconnaissance officielle. Une leçon qui, pour beaucoup, arrive trop tard.

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