Grève illimitée dans le Territoire de la capitale fédérale : le bras de fer entre enseignants et administration s'enlise

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 3 lectures
Grève illimitée dans le Territoire de la capitale fédérale : le bras de fer entre enseignants et administration s'enlise

Le système éducatif du Territoire de la capitale fédérale (FCT) du Nigeria est à l'arrêt depuis le 7 octobre, date à laquelle le Congrès du travail nigérian (NLC) a lancé une grève illimitée. Ce mouvement social, qui entre dans sa deuxième semaine, laisse des milliers d'élèves sans cours et plonge les établissements scolaires dans une incertitude totale quant à la reprise des activités pédagogiques.

Un blocage centré sur les carrières enseignantes

Contrairement aux idées reçues, le cœur du conflit ne porte pas sur les salaires, mais sur les conditions de progression de carrière. Les syndicats dénoncent le maintien d'une clause de « vacance » qui conditionne les promotions à l'existence de postes disponibles, un système jugé inadapté aux spécificités du corps enseignant. Les revendications incluent également l'organisation d'examens de promotion pour les candidats éligibles en 2025 et la réintégration des équipes de direction des conseils de l'éducation de base et secondaire, récemment dissoutes.

L'épreuve de force entre le ministère et le syndicat

Face à la mobilisation, le ministre du FCT, Nyesom Wike, a adopté une ligne dure en ordonnant l'application de la politique « pas de travail, pas de salaire ». Cette directive, qui impose aux chefs d'établissement de tenir des registres d'assiduité stricts, est contestée par le NLC. Le syndicat, par la voix de son président local Stephen Adalo, qualifie cette menace d'inconstitutionnelle, arguant que le mouvement respecte scrupuleusement les procédures légales et les conventions internationales de l'Organisation internationale du travail (OIT).

Conséquences sur le terrain et vulnérabilité des élèves

Sur le terrain, la situation est contrastée. Si de nombreuses écoles publiques sont désertées, certains établissements, comme l'école pour enfants aveugles, tentent de maintenir un service minimum pour assurer la sécurité des pensionnaires, malgré l'absence de cours. Dans les établissements secondaires, les élèves se retrouvent livrés à eux-mêmes ou renvoyés chez eux par les autorités scolaires. Les enseignants, de leur côté, expriment un sentiment d'épuisement professionnel, soulignant que la résolution de ce conflit est devenue une condition sine qua non pour espérer une reprise sereine de l'année scolaire.

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