Une journée de mobilisation nationale pour le pouvoir d'achat perturbe les transports français ce jeudi 5 novembre. Ce mouvement social, qui réunit salariés du privé, fonctionnaires et retraités, se traduit par un front syndical inédit à la SNCF et des appels à la grève dans le secteur aérien.
Un front syndical unifié face à la direction de la SNCF
Pour la première fois depuis le mois de juin, les quatre organisations syndicales représentatives de la SNCF — CGT Cheminots, Sud Rail, Unsa Ferroviaire et CFDT — ont déposé un préavis commun couvrant la période du 4 novembre au soir jusqu'au 8 novembre au matin. Les syndicats dénoncent un « déclassement social » et réclament des revalorisations salariales significatives pour contrer l'inflation, citant les 1,2 milliard d'euros de bénéfices réalisés par le groupe au premier semestre comme preuve de sa capacité financière.
Réponses de la direction et état du trafic
En amont de la mobilisation, la direction de la SNCF a tenté d'apaiser les tensions en proposant une prime de partage de la valeur de 400 euros, ainsi qu'une hausse des indemnités kilométriques et des primes liées au travail de nuit, de dimanche et de jours fériés. Malgré ces annonces, le trafic ferroviaire sera impacté : la compagnie prévoit des perturbations sur les lignes Intercités et TER, tandis que le trafic TGV devrait être « légèrement perturbé ». Ce mouvement survient à une date symbolique, coïncidant avec le voyage inaugural du TGV M.
Incertitudes dans le secteur aérien et francilien
Si aucun préavis global n'a été déposé dans le secteur aérien, la situation reste incertaine. L'USAC-CGT, syndicat majoritaire de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), ainsi que Sud Aérien pour le personnel au sol, ont appelé à la grève. La DGAC doit déterminer le volume de vols à supprimer en fonction des déclarations individuelles d'arrêt de travail. En Île-de-France, bien qu'aucun préavis spécifique n'ait été déposé à la RATP, la présence d'un préavis illimité déposé par la CGT en septembre laisse planer une possibilité de perturbations sur le réseau francilien.