Une grève des employés du principal aéroport du Kenya paralyse les vols et plonge des milliers de passagers dans l’incertitude, alors que les négociations entre le syndicat et les autorités se poursuivent sans avancée concrète.
Un mouvement social aux multiples revendications
Le syndicat des travailleurs de l’aviation kényane (KAWU) maintient son action de ralentissement au sein de l’aéroport international Jomo Kenyatta de Nairobi, en protestation contre l’absence d’avancée dans les négociations avec l’Autorité de l’aviation civile du Kenya. Les griefs portent également sur le manque de coopération de l’Autorité des aéroports du Kenya (KAA) et de la compagnie nationale Kenya Airways, selon les déclarations du secrétaire général du syndicat, Moss Ndiema.
Des perturbations en cascade pour les compagnies aériennes
Les retards et annulations de vols se multiplient, avec des conséquences directes pour les passagers et les compagnies. La RwandAir a annoncé l’annulation de deux vols en raison de difficultés de contrôle aérien à Nairobi, tandis que d’autres transporteurs n’ont pas communiqué sur l’ampleur des perturbations. Les autorités aéroportuaires, contactées pour commenter la situation, n’ont pas répondu aux sollicitations.
Des voyageurs contraints à des attentes interminables
Des témoignages recueillis par l’agence Reuters illustrent l’ampleur des désagréments : des passagers, comme le rabbin Mendel Goldman en partance pour la Floride, ont subi des retards successifs de plusieurs heures, voire des annulations de vols, les forçant à prolonger leur séjour à l’aéroport. Certains n’ont pu obtenir de réaffectation que pour le lendemain, aggravant leur frustration et leurs dépenses imprévues.
Négociations au point mort, grève maintenue
Malgré une réunion entre le KAWU et des responsables gouvernementaux dimanche, aucun compromis n’a été trouvé. Les discussions doivent reprendre le lendemain matin, mais le syndicat a confirmé le maintien de la grève en attendant des avancées tangibles. La situation reste donc volatile, avec un risque de prolongation des perturbations si aucun accord n’est rapidement conclu.