Grand-Bassam se mobilise pour la fête de l’Abissa : un afflux de visiteurs et un souffle économique pour la Côte d’Ivoire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 20 lectures
Grand-Bassam se mobilise pour la fête de l’Abissa : un afflux de visiteurs et un souffle économique pour la Côte d’Ivoire

Du 25 octobre au 8 novembre, la ville balnéaire de Grand-Bassam accueillera la fête de l’Abissa, nouveau an du peuple N’zima Kôtôkô. Au cœur de cet événement, des préparatifs intenses transforment le centre-ville, tandis que les commerçants anticipent une hausse de leurs ventes pouvant multiplier par cinq leurs revenus habituels.

Une mobilisation urbaine pour recevoir les festivaliers

Les autorités locales et les habitants ont lancé une série de travaux d’urgence : installation d’une tribune près du palais royal, montage de petites structures temporaires dans chaque ruelle et aménagement de zones d’accueil pour les dizaines de milliers de visiteurs attendus. Binlin Ndamoulé, président de la Commission Tradition et Valorisation culturelle de l’Abissa, décrit l’atmosphère comme une « frénésie » inhabituelle, signe de l’importance accordée à la réussite de l’événement.

Le pagne officiel, nouveau symbole de l’Abissa

Chaque édition de l’Abissa donne naissance à un pagne distinctif, reflet des armoiries des sept familles N’zima. Cette année, les tissus arborent des tons de bleu inédit, un choix esthétique qui a séduit les participants. Dédé Kouamé Jean‑Jacques, fournisseur, indique que les pagnes se vendent à raison de 300 000 à 400 000 francs CFA par jour, avec un record de 1 400 000 francs CFA en une seule journée lors d’une précédente édition. Le vêtement, porté avec le maquillage à base de kaolin, reste un marqueur d’appartenance culturelle.

Le festival comme moteur de l’activité commerciale

Les commerçants de Grand-Bassam, comme Jean Ndouba Kouamé, profitent de l’afflux pour multiplier leurs revenus. Un vendeur habituel réalise environ 50 000 francs CFA par mois ; pendant la semaine de l’Abissa, il atteint près de 350 000 francs CFA, soit une multiplication par cinq. Cette dynamique profite à tous les types de marchands, du petit détaillant aux artisans, qui voient leurs stocks augmenter en prévision de la demande accrue.

Préserver le patrimoine tout en dynamisant l’économie locale

L’Abissa ne se limite pas à une célébration festive ; il constitue un vecteur de transmission du patrimoine N’zima aux jeunes générations et aux visiteurs extérieurs. La commission culturelle veille à ce que les danses rituelles, les tambours et les pagnes restent authentiques, tout en encourageant les initiatives économiques qui renforcent la résilience des communautés locales. Ainsi, le festival illustre comment la valorisation du patrimoine peut s’allier à la création d’opportunités économiques concrètes.

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