Le Burkina Faso enregistre un taux d’exécution physique de 46,92 % pour son Plan d’action sectoriel de développement de la gouvernance économique à mi-parcours 2026, malgré un environnement national et international contraignant. Les résultats, présentés lors de la revue du Cadre sectoriel de dialogue, révèlent des avancées notables en matière de planification, de transparence et de mobilisation des ressources, tout en soulignant les défis persistants.
Un bilan contrasté entre avancées et défis persistants
Les chiffres dévoilés par le ministre de l’Économie et des Finances traduisent une dynamique globale satisfaisante, avec un taux d’exécution physique de 46,92 % et un taux financier de 23,92 % au 30 juin 2026. Ces performances, bien que modestes, reflètent des progrès tangibles dans plusieurs domaines clés : la planification du développement, la gouvernance foncière, la modernisation administrative, ainsi que le renforcement de la transparence et des mécanismes de régulation. Ces résultats s’inscrivent dans la logique du Plan RELANCE 2026-2030, qui fait de la performance et de la redevabilité des piliers centraux de l’action publique.
Sur le plan économique, la mobilisation des ressources internes atteint 58,05 % à fin juin 2026, tandis que l’opération Diaspora Bonds a permis de collecter 151 milliards de FCFA, dépassant l’objectif fixé de 121,2 %. Ces chiffres illustrent une capacité à innover dans la levée de fonds, tout en maintenant une gestion maîtrisée du marché financier. Le secteur privé bénéficie d’un appui renforcé, et la coopération économique ainsi que la promotion des investissements contribuent à la stabilité du système financier national. Par ailleurs, les collectivités territoriales enregistrent des avancées significatives, avec des investissements structurants, un renforcement de la résilience des territoires et une amélioration des infrastructures socioéconomiques, visant à améliorer les conditions de vie des populations.
Vers une accélération des réformes pour concrétiser les ambitions
Malgré ces acquis, les échanges lors de la revue à mi-parcours ont mis en lumière la nécessité de poursuivre les efforts, notamment pour combler le retard accumulé sur certains indicateurs. Le ministre a appelé à une rigueur accrue, une célérité dans la mise en œuvre des réformes et une approche innovante pour atteindre les objectifs du Plan RELANCE. Les contraintes persistantes, tant au niveau national qu’international, exigent une mobilisation continue des acteurs publics et privés pour transformer ces résultats partiels en succès durables. La gouvernance économique, pilier du développement, reste un chantier prioritaire pour le Burkina Faso, dont la stabilité financière et la croissance dépendent largement de la capacité à concrétiser ces ambitions.