Google franchit une nouvelle étape dans le déploiement de son modèle d'intelligence artificielle Gemini 4 Argon en l'intégrant à son abonnement AI Pro. Cette mise à jour permet aux utilisateurs de bénéficier d'un moteur plus discipliné, bien que les fonctionnalités les plus pointues restent l'apanage de l'offre premium Ultra.
Une montée en gamme pour les abonnés Pro
Jusqu'ici réservé à l'offre Ultra, le modèle Gemini 4 Argon est désormais accessible aux abonnés Google AI Pro, facturés 21,99 euros par mois. Ce modèle se distingue par une meilleure gestion des consignes de style, une réduction des répétitions et une capacité accrue à aller à l'essentiel lors de requêtes complexes. Dans l'application Gemini, Argon vient compléter une gamme existante incluant les versions Flash et Pro, offrant ainsi une flexibilité accrue aux utilisateurs dans le choix de leur moteur d'IA.
Limites d'accès et interface agentique
Malgré cette ouverture, Google maintient une segmentation stricte de ses services. L'interface agentique Antigravity, qui permet de piloter l'IA pour des tâches complexes et multi-étapes, demeure réservée aux abonnés Ultra. Par ailleurs, certaines fonctionnalités, comme le mode « tâches » permettant une exécution en arrière-plan dans le cloud, restent géographiquement limitées et ne sont pas encore disponibles en France. L'écosystème s'enrichit toutefois avec plus de 40 services connectés, principalement accessibles aux utilisateurs anglophones aux États-Unis.
Révision tarifaire pour les développeurs
L'accès à Gemini 4 Argon via API subit également une évolution majeure. Google a annoncé un doublement des tarifs à compter du 1er décembre 2026. Le coût du million de tokens passera de 2 à 4 dollars pour les entrées, et de 10 à 20 dollars pour les sorties. Cette stratégie tarifaire s'accompagne d'une volonté de séduire la communauté scientifique, avec un programme offrant à 10 000 chercheurs un accès privilégié aux capacités maximales d'Antigravity pour une durée de six mois.
Performance et optimisation technique
Google justifie ces évolutions par des gains de performance significatifs obtenus grâce à ses nouveaux modèles. L'entreprise rapporte, par exemple, une refactorisation efficace de fichiers au sein du projet Chromium et une optimisation notable de l'inférence sur les GPU A100. Ces indicateurs techniques visent à démontrer la robustesse d'Argon pour des usages professionnels exigeants, tout en préparant le terrain pour une adoption plus large de ses outils d'automatisation.