La Commission irlandaise à la protection des données (DPC) a infligé une amende de 403 millions d'euros à Google pour traitement illégal des données de localisation de ses utilisateurs. Le régulateur européen reproche à l'entreprise de ne pas avoir respecté les principes de base du Règlement général sur la protection des données (RGPD) en vigueur depuis 2018.
Les fonctions de Google sous le feu des projecteurs
La DPC a examiné trois fonctions de Google : « Web & App Activity », « Location History » et « Location Accuracy ». Ces fonctions permettent à Google de collecter et de traiter des données de localisation, mais le régulateur estime que l'entreprise a manqué de transparence, n'a pas obtenu de consentement valide et a conservé ces données plus longtemps que nécessaire.
Une amende symbolique pour Google ?
Bien que l'amende soit importante, elle ne représente qu'un millième des revenus annuels d'Alphabet, la maison mère de Google. Le RGPD autorise jusqu'à 4 % du chiffre d'affaires mondial en cas d'infraction, ce qui aurait pu se traduire par une amende beaucoup plus élevée. Google a déjà fait face à des amendes en France et dans d'autres pays européens, mais cette dernière sanction reste relativement modeste par rapport à son chiffre d'affaires.
Les conséquences pour les utilisateurs
Les utilisateurs d'Android et de Google Maps sont potentiellement concernés, même ceux sans compte Google. Google affirme avoir revu ses réglages de confidentialité en 2019, mais le régulateur irlandais exige que l'entreprise prouve sa conformité dans les six mois.
Les enjeux pour l'avenir
Cette amende intervient dans un contexte où Google fait face à plusieurs plaintes et enquêtes en Europe. La Commission européenne pousse l'entreprise à ouvrir Android et ses données de recherche à la concurrence, ce qui pourrait affecter la qualité des résultats de recherche selon Google. De plus, une seconde plainte concernant la localisation est en cours d'examen par la DPC, déposée par des associations de consommateurs.