Google a intenté un second recours judiciaire contre la Commission européenne afin de préserver son contrôle sur Android et les données issues des recherches des utilisateurs, contestation qui met en lumière les exigences du Digital Markets Act (DMA) en matière de partage de données anonymisées avec les moteurs concurrents.
Un nouveau litige autour du DMA et d’Android
Après un premier recours portant sur les conditions d’accès à Android, le géant américain a élargi sa contestation aux obligations relatives aux données de recherche. Le DMA impose à Google de fournir aux moteurs de recherche alternatifs, y compris aux services d’intelligence artificielle intégrant une fonction de recherche, des ensembles de données anonymisées couvrant les requêtes, les clics, les consultations et les classements. L’objectif est de permettre à ces acteurs de développer des résultats compétitifs sans divulguer l’algorithme propriétaire de Google.
Les exigences de la Commission européenne pour le partage de données
Pour garantir la protection de la vie privée, la Commission a défini plusieurs filtres. Les requêtes contenant des termes rares ou d’une longueur inhabituelle seront supprimées, la localisation des utilisateurs sera généralisée et des audits réguliers seront menés sur les entreprises souhaitant accéder aux jeux de données. La Commission assure également qu’aucune information liée aux comptes individuels ni aucun historique personnel de recherche ne seront transmis aux concurrents.
Calendrier imposé à Google et implications pour le marché
Google doit finaliser la mise à disposition des données anonymisées d’ici novembre de l’année en cours, puis proposer une offre tarifaire pour l’accès à ces données avant janvier 2027. Cette échéance contraint le groupe à adapter rapidement ses processus internes de collecte et d’anonymisation, tout en ouvrant la porte à une concurrence accrue dans le secteur de la recherche en ligne et des services d’IA. Les observateurs soulignent que le respect du DMA pourrait remodeler le paysage numérique européen, avec des répercussions potentielles sur les stratégies d’expansion de Google en Afrique, où la société mise déjà sur Android comme plateforme dominante.