Google a opéré une révision tarifaire majeure sur son Google TV Streamer aux États-Unis, où le prix de vente a bondi de 50 %, passant de 99,99 à 149,99 dollars. Cette augmentation intervient sans aucune modification des spécifications techniques du boîtier, marquant un tournant dans la stratégie de positionnement de la firme sur le marché du streaming.
Une hausse tarifaire sans évolution matérielle
Depuis le 31 août, le Google Store américain affiche le nouveau tarif de 149,99 dollars pour le boîtier. Malgré ce changement de prix, les caractéristiques techniques demeurent strictement identiques à celles du lancement en 2024. L'appareil conserve ses 4 Go de mémoire vive, ses 32 Go de stockage, ainsi que la prise en charge de la 4K HDR à 60 images/s, du Dolby Vision et du Dolby Atmos. Cette décision de Google s'inscrit dans une tendance plus large, le groupe ayant également relevé les tarifs de ses caméras et sonnettes connectées Nest sur le marché américain.
Le repositionnement stratégique de Google
Avec cette hausse, Google s'éloigne définitivement de l'accessibilité financière qui caractérisait autrefois sa gamme Chromecast, désormais abandonnée. À 150 dollars, le Google TV Streamer change de segment de marché, se rapprochant des tarifs pratiqués par des concurrents comme Apple. Cette augmentation est d'autant plus marquée que le boîtier était régulièrement disponible en promotion autour de 80 dollars ces derniers mois. Si certaines analyses évoquent une répercussion de la hausse des coûts des composants, notamment de la mémoire vive et du stockage, Google n'a fourni aucune justification officielle détaillée.
Statu quo temporaire sur le marché français
Pour l'heure, les consommateurs français ne sont pas impactés par cette révision, le Google TV Streamer restant affiché au prix de 119 euros. Aucune information ne permet de confirmer si une harmonisation tarifaire sera appliquée en Europe dans les prochains mois. Toutefois, cet ajustement américain illustre la pression croissante sur les coûts du matériel électronique grand public, forçant les constructeurs à revoir leurs marges sur des produits qui, jusqu'ici, étaient pensés pour une adoption de masse à prix réduit.