Godswill Akpabio se défend face aux critiques après ses propos sur le suicide et la religion

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 4 lectures
Godswill Akpabio se défend face aux critiques après ses propos sur le suicide et la religion

Le président du Sénat nigérian, Godswill Akpabio, a tenu à clarifier sa position après une polémique née de ses récents propos tenus lors d'une session parlementaire. Accusé par certains observateurs de stigmatiser la communauté musulmane, le responsable politique a réaffirmé son respect pour l'islam tout en appelant à une lecture plus rigoureuse des débats législatifs.

Une mise au point sur le débat parlementaire

La controverse a émergé lors de l'examen d'un projet de loi visant à dépénaliser la tentative de suicide, porté par le sénateur Asuquo Ekpenyong. Au cours des échanges, Godswill Akpabio avait évoqué les motivations de certains individus, notamment celles liées à des croyances erronées sur l'au-delà. Ces déclarations ont été interprétées par certains commentateurs comme une attaque directe contre les préceptes musulmans. Le président du Sénat a dénoncé une « interprétation malveillante » de ses propos, soulignant que son intention était de distinguer les actes terroristes, souvent justifiés par des idéologies dévoyées, des pratiques religieuses authentiques qui, selon lui, condamnent formellement le suicide.

La distinction entre terrorisme et foi

Pour Godswill Akpabio, il est impératif de ne pas amalgamer les actes de violence avec les religions monothéistes. Il a rappelé que, tant dans le christianisme que dans l'islam, le suicide est prohibé. Le sénateur a insisté sur le fait que les auteurs d'actes terroristes, qu'il qualifie d'individus cherchant à déstabiliser la sécurité nationale, ne représentent en rien les fidèles. Il a précisé que sa réflexion visait à souligner l'absurdité des promesses fallacieuses utilisées pour embrigader des individus, tout en réitérant que le cadre juridique nigérian traite le suicide comme un acte criminel nécessitant une approche législative prudente.

Un engagement personnel mis en avant

Face aux accusations de partialité, le président du Sénat a mis en avant son parcours et ses actions passées pour démontrer son ouverture. Il a rappelé avoir, durant ses mandats, soutenu le pèlerinage à La Mecque pour des milliers de citoyens musulmans, tout comme il a accompagné des chrétiens vers Rome et Jérusalem. Il a également souligné la composition de son entourage professionnel, affirmant qu'une large majorité de ses collaborateurs, incluant des postes de haute responsabilité comme son aide de camp, sont de confession musulmane. Par cette mise en perspective, il entend clore une polémique qu'il juge politiquement instrumentalisée dans un contexte national sous tension.

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