Le candidat panafricain Raphaël Glucksmann annonce un projet inédit de « Parlements de l’eau » pour mieux gérer les ressources hydriques du continent, alors que les tensions autour de l’accès à l’eau s’intensifient en Afrique.
Un plan de gouvernance transnationale pour sécuriser l’eau africaine
Raphaël Glucksmann, figure montante de la politique panafricaine, propose la création de structures parlementaires dédiées à la gestion de l’eau, baptisées « Parlements de l’eau ». Ce dispositif vise à renforcer la coopération entre les États africains pour éviter les conflits liés à la rareté des ressources hydriques, tout en garantissant un accès équitable à l’eau pour les populations. Selon Glucksmann, cette initiative s’inscrit dans une logique de souveraineté partagée, où les décisions seraient prises collectivement plutôt que de manière unilatérale.
Une réponse aux crises hydriques et aux défis climatiques
L’Afrique fait face à des pressions croissantes sur ses ressources en eau, exacerbées par le changement climatique et la croissance démographique. Les sécheresses prolongées, la pollution des nappes phréatiques et les projets de barrages transfrontaliers alimentent régulièrement les tensions entre pays riverains. Le plan de Glucksmann pourrait offrir un cadre institutionnel pour désamorcer ces conflits, en associant les acteurs locaux, les experts et les gouvernements dans une gestion intégrée. La proposition intervient alors que plusieurs bassins fluviaux africains, comme le Nil ou le Niger, sont déjà le théâtre de rivalités géopolitiques.
Un projet qui interroge la faisabilité et l’adhésion des États
Si l’idée séduit par son ambition, sa mise en œuvre soulève des questions sur la volonté des États africains à déléguer une partie de leur souveraineté hydrique. Les « Parlements de l’eau » devraient-ils avoir un pouvoir décisionnel contraignant, ou rester consultatifs ? Par ailleurs, la réussite du projet dépendra de la capacité à mobiliser des financements durables et à intégrer les communautés locales dans les processus de décision. Glucksmann n’a pas détaillé les modalités pratiques de ce dispositif, mais son annonce marque une volonté de repenser la gestion des ressources naturelles en Afrique sous l’angle de la solidarité plutôt que de la compétition.