Avec Raphaël Glucksmann en tête de course et une poignée de figures historiques en embuscade, la primaire socialiste française pour 2027 s’annonce comme un scrutin interne décisif. Entre outsiders, revenants et opposants à l’exercice, le Parti socialiste doit trancher en octobre – sous le regard des parrainages qui pourraient rebattre les cartes.
Glucksmann, l’eurodéputé favori d’une primaire sous tension
Officiellement candidat depuis le 23 août, Raphaël Glucksmann s’impose comme le grand favori de la primaire co-organisée par le Parti socialiste et Place publique. Son entrée en lice, couplée à une annonce de participation à la présidentielle, marque un tournant pour cette élection interne où les règles (notamment les parrainages) seront fixées ce mardi par le Conseil national du PS. L’eurodéputé mise sur une dynamique qu’il juge insuffisante sans le soutien du parti, un atout qu’il devra conquérir face à des concurrents aux ambitions affichées.
Royal, Brun et Guedj : les outsiders aux profils contrastés
Ségolène Royal, candidate surprise à cette primaire, tente un retour vingt ans après sa défaite face à Nicolas Sarkozy. Philippe Brun, député PS, mise sur un programme économique marqué par la capitalisation retraite et le rétablissement du monopole d’EDF. Jérôme Guedj, moins médiatisé, complète ce trio de déclarés, chacun espérant capter une frange de l’électorat socialiste. Leurs chances ? Relatives, face à l’avance de Glucksmann.
Faure et Vallaud : les pressentis qui pourraient tout changer
Olivier Faure, premier secrétaire du PS, n’a pas encore officialisé sa candidature, mais son nom circule comme celui d’un possible candidat. Une entrée en lice qui pourrait redessiner la carte des alliances internes. Boris Vallaud, chef des députés socialistes, laisse également entrevoir des ambitions, bien que moins explicites. Leur participation dépendra des calculs stratégiques et de la capacité à fédérer au-delà des clivages traditionnels.
Hollande, Cazeneuve et Bouamrane : les réfractaires à l’unité
François Hollande, Bernard Cazeneuve et Karim Bouamrane ont d’ores et déjà exclu toute participation à cette primaire. Pour Cazeneuve, l’alliance avec La France Insoumise a « tout abîmé », tandis que Bouamrane préfère « aller jusqu’au bout » sans passer par l’épreuve interne. Leur absence pourrait affaiblir le PS, privant la primaire de figures expérimentées et réduisant ses chances de présenter un candidat unifié pour 2027.