Un glissement de terrain causé par l’effondrement d’une décharge à Conakry a fait au moins 30 morts et des dizaines de blessés, après des pluies diluviennes qui ont fragilisé le site. Les opérations de secours se poursuivent, tandis que les autorités tentent de comprendre les causes de ce drame.
Un site saturé sous les pluies torrentielles
La décharge de Conakry, déjà saturée avant les intempéries, n’a pas résisté à l’assaut des pluies overnight. L’effondrement soudain du monticule de déchets a englouti plusieurs habitations voisines, piégeant des familles entières. Les autorités locales évoquent un bilan provisoire de 30 morts, mais ce chiffre pourrait encore évoluer avec la poursuite des recherches.
Des secours en urgence, mais des défis logistiques persistants
Les équipes de secours, composées de pompiers et de volontaires, peinent à accéder à certaines zones en raison des débris et des conditions météo défavorables. Les opérations de déblaiement, entravées par l’instabilité du terrain, pourraient s’étendre sur plusieurs jours. Les blessés, dont certains dans un état critique, ont été évacués vers les hôpitaux de la capitale.
La gestion des déchets, un enjeu de santé publique à Conakry
Ce drame met en lumière les lacunes structurelles de la gestion des déchets à Conakry, où les décharges improvisées et mal contrôlées sont monnaie courante. Les pluies, de plus en plus intenses avec le changement climatique, exacerbent les risques d’effondrements et de contaminations. Les associations locales réclament depuis des années une réforme urgente du système de traitement des déchets, sans que des mesures concrètes n’aient été prises.
Un appel à l’action pour éviter de nouvelles tragédies
Les autorités guinéennes ont promis une enquête pour déterminer les responsabilités, tandis que des voix s’élèvent pour exiger des investissements dans des infrastructures adaptées. La tragédie de Conakry rappelle celle de 2017, où un glissement de terrain dans une décharge de Freetown, en Sierra Leone, avait fait plus de 100 morts. Sans une politique ambitieuse de gestion des déchets, les risques de répétition de tels drames persistent.