Gil Marín exclut catégoriquement le départ de Julián Álvarez vers le Barça : « Ma parole est ma garantie »

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 60 lectures
Gil Marín exclut catégoriquement le départ de Julián Álvarez vers le Barça : « Ma parole est ma garantie »

Le CEO de l’Atlético de Madrid, Miguel Ángel Gil Marín, a verrouillé la porte à tout départ de Julián Álvarez vers le FC Barcelone, malgré des offres financières records et un feuilleton qui s’étire depuis des mois. Le dirigeant a réaffirmé, avec une fermeté inhabituelle, que la parole donnée valait toutes les promesses financières, et que le maintien de l’attaquant argentin était « absolument garanti » tant qu’il dirigerait le club.

Une parole d’homme d’affaires contre les millions du Barça

Gil Marín a brandi son expérience de trois décennies dans le football pour justifier son refus catégorique. « Ma parole est l’une des rares choses qu’il me reste », a-t-il lancé, balayant d’un revers de main les propositions du Barça, y compris une offre initiale proche de 100 millions d’euros. Le dirigeant a même évoqué un montant de 200 millions pour souligner que l’Atlético pouvait se passer de l’argent, tant que le contrat de l’attaquant argentin, lié jusqu’en 2030, était respecté. Une position qui tranche avec les pratiques habituelles du mercato, où les clubs cèdent souvent leurs joueurs contre des sommes colossales.

Un joueur sous pression, un club en première ligne

Derrière cette fermeté se cache une situation personnelle jugée « délicate » par Gil Marín. L’attaquant, arrivé en 2024 pour 75 millions d’euros en provenance de Manchester City, traverse une période de doute, selon le CEO. « Certaines personnes ont tenté de le tromper, de le désorienter », a-t-il révélé, sans préciser l’identité des acteurs en cause. L’Atlético affirme vouloir accompagner Álvarez pour qu’il retrouve son niveau, une priorité qui semble primer sur les intérêts financiers immédiats. Pourtant, la clause libératoire de 500 millions d’euros rend toute négociation sans l’aval du club madrilène virtuellement impossible.

Un conflit qui dépasse le terrain : LaLiga dans la tourmente

La position de Gil Marín soulève une question épineuse : celle d’un possible conflit d’intérêts. Le CEO cumule en effet les fonctions de directeur général de l’Atlético et de premier vice-président de LaLiga, l’instance qui régit le football espagnol. Cette double casquette interroge sur l’impartialité de ses décisions, notamment lorsqu’il s’agit de statuer sur des opérations impliquant directement son propre club. Une ambiguïté qui alimente les tensions entre les deux géants du football espagnol, déjà en désaccord sur la gestion du dossier.

Un feuilleton qui s’éternise depuis la Coupe du monde

Le dossier Álvarez a pris de l’ampleur après la finale du Mondial 2026, où l’attaquant avait publiquement exprimé son rêve de porter le maillot du Barça. Le club catalan a tenté sa chance avec une première offre, rapidement rejetée, avant que le Real Madrid ne s’immisce dans la danse avec une proposition de 150 millions d’euros – également repoussée. Depuis, les échanges entre les deux clubs se sont envenimés, entre accusations de manque de professionnalisme de la part du Barça et dénonciations de tentatives d’influence sur la stratégie sportive de l’Atlético. Un bras de fer qui illustre les rivalités exacerbées du football européen, où les enjeux sportifs et économiques se mêlent souvent sans transparence.

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