Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a présenté ses excuses devant le Conseil de l'instance à Zurich, tentant de clore la polémique née de son projet d'ouvrir la Coupe du monde à des investisseurs privés. Cette initiative, bien qu'abandonnée, a cristallisé les tensions avec plusieurs confédérations majeures, révélant une fracture profonde sur la gouvernance et la transparence financière de l'organisation mondiale du football.
Une tentative d'apaisement jugée insuffisante
Lors de la réunion des 37 membres de l'exécutif, Gianni Infantino a reconnu des « erreurs dans la conduite et la communication » de ce dossier controversé. Si le dirigeant a justifié sa démarche par la volonté d'accroître les ressources redistribuées aux fédérations, ses explications n'ont pas suffi à calmer les critiques. Des figures influentes, à l'instar de Debbie Hewitt, présidente de la Fédération anglaise, et Bernd Neuendorf, patron de la Fédération allemande, ont publiquement déploré l'absence de réponses précises à leurs interrogations, soulignant une érosion manifeste de la confiance envers la présidence.
Des divisions persistantes au sein du Conseil
Le climat au sein de la FIFA reste marqué par une opposition nette entre les partisans d'une réforme financière audacieuse et les tenants d'une gouvernance plus prudente. Tandis que certains dirigeants, comme le Mauritanien Ahmed Yahya, ont pris la défense des intentions initiales du projet, d'autres exigent désormais une transparence totale. Face à cette pression, le président de la FIFA s'est engagé à fournir des réponses écrites détaillées aux membres du Conseil, une étape cruciale pour tenter de restaurer la cohésion interne.
Un plan de développement financier sous surveillance
En marge de ces tensions, l'instance a validé une augmentation de son plan de développement, atteignant 5,66 milliards d'euros sur quatre ans. Ce programme, qui prévoit une dotation potentielle de 25 millions de dollars pour chacune des 211 fédérations membres, reste toutefois soumis à une validation lors du congrès de décembre. Cette annonce, qui intervient à l'approche de l'élection présidentielle de mars 2027, constitue un enjeu majeur pour Gianni Infantino, dont la stratégie de financement sera scrutée de près par les électeurs dans les mois à venir.