Ghana : vers un financement de la dette domestique plus durable grâce aux réformes post‑DDEP et au soutien du FMI

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 5 lectures
Ghana : vers un financement de la dette domestique plus durable grâce aux réformes post‑DDEP et au soutien du FMI

Le Ghana a connu une amélioration notable de sa situation d’endettement public, mais les autorités doivent encore prouver que le financement de la dette intérieure peut être durable, transparent et ancré dans le marché.

Redressement de la dette grâce à plusieurs leviers

Depuis le lancement du Debt Development and Economic Programme (DDEP), le pays a bénéficié d’un allègement du service de la dette, d’une restructuration externe et d’une discipline imposée par le programme du Fonds monétaire international (FMI). À cela s’ajoutent des mesures d’austérité budgétaire, la hausse des cours de l’or – principale source de recettes pour le Ghana – et des politiques économiques internes visant à contenir les dépenses publiques.

Des soutiens qui soulagent sans éliminer les risques de refinancement

Ces facteurs ont permis de réduire la pression immédiate sur les finances publiques, mais ils ne suppriment pas les vulnérabilités liées au refinancement. Le véritable test réside dans la capacité du gouvernement à honorer ses obligations, à financer les déficits budgétaires et à allonger les échéances sans accumuler d’arriérés, sans réduire les rendements offerts aux investisseurs et sans recourir à des placements opaques qui pourraient fragiliser la courbe des rendements domestiques.

Élargissement de l’arsenal de financement depuis le DDEP

Pour répondre à ces enjeux, le Ghana a diversifié ses outils de gestion de la dette au-delà des enchères compétitives classiques. Parmi les nouvelles pratiques figurent la réouverture et la possible revente d’obligations émises dans le cadre du DDEP, l’émission de titres non monétaires, les coupons « payment‑in‑kind », le préfinancement de fonds de rachat (sinking fund) et la mise en place d’un programme de gestion du passif prévu pour restructurer davantage le portefeuille obligataire.

Perspectives de durabilité et exigences de transparence

La réussite de ces initiatives dépendra de la capacité du gouvernement à instaurer une discipline de marché, à garantir la visibilité des émissions et à maintenir un environnement où les investisseurs perçoivent un risque maîtrisé. Une trajectoire de financement durable nécessitera donc non seulement le maintien des soutiens extérieurs, mais aussi une gouvernance claire, des calendriers de remboursement prévisibles et une communication transparente auprès des acteurs du marché obligataire.

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