La vice-chef de file de l'opposition au Parlement ghanéen, Patricia Appiagyei, a fermement démenti être l'auteure d'un mémo circulant en ligne, qui lui attribue le renvoi d'une somme de 70 000 cédis en lien avec les récentes auditions de candidats à des fonctions ministérielles et à la Cour suprême. Elle y voit une tentative de fragilisation de son caucus parlementaire.
Un document qualifié de « totalement faux »
Invitée sur l'émission Top Story de JoyFM le vendredi 4 septembre, l'élue a affirmé n'avoir « ni écrit, ni autorisé, ni diffusé » quelque document que ce soit sur cette affaire. Selon elle, le mémo est « fabriqué » et constitue, en l'état, une manœuvre destinée à « briser » la cohésion du groupe parlementaire minoritaire. Elle a décrit comme « très, très étrange » le fait qu'un tel écrit ait pu lui être attribué publiquement.
Des accusations de paiement au cœur de la polémique
Le mémo controversé laissait entendre que Mme Appiagyei aurait restitué une somme reçue dans le cadre des travaux de la commission des nominations du Parlement. Interrogée sur l'origine de cet éventuel paiement — qui aurait transité, selon les rumeurs, du chef de whip de la majorité vers celui de la minorité —, la députée a catégoriquement rejeté ces allégations. Elle a également déclaré n'avoir « aucune connaissance » d'un quelconque versement au profit de membres minoritaires de la commission, y compris le chef de file Alexander Afenyo-Markin.
La piste d'une signature falsifiée
L'élue a par ailleurs soulevé l'hypothèse d'une falsification de sa signature, rappelant que les outils numériques actuels permettent de scanner et de reproduire des documents « très facilement ». Elle a précisé que si trois signatures manuscrites peuvent sembler identiques, elles conservent de légères variations impossibles à reproduire fidèlement par copie numérique, ce qui renforcerait, selon elle, le caractère artificiel du document.
Une enquête en cours sur l'origine du mémo
Patricia Appiagyei a révélé qu'une investigation est en cours pour identifier l'auteur et la chaîne de diffusion de ce mémo. Elle s'est toutefois déclarée incapable, à ce stade, d'en désigner l'origine. L'affaire intervient dans un contexte politiquement sensible au Ghana, où le travail de la commission parlementaire des nominations reste au centre des débats sur la transparence des institutions.