Le gouvernement ghanéen s’engage à publier un livre blanc détaillant sa position sur les propositions de la Commission de révision constitutionnelle, marquant une étape clé dans le processus de réforme institutionnelle.
Un processus sous haute attention
Lors d’un discours marquant le 150e anniversaire de la Cour suprême à Accra, la Vice-Présidente Jane Naana Opoku-Agyemang a confirmé que l’exécutif finalisera un document officiel pour exposer sa réponse aux recommandations formulées par la Commission de révision constitutionnelle. Ce texte, attendu prochainement, reflétera une analyse rigoureuse des propositions, dans le cadre d’un processus ouvert et conforme aux principes de gouvernance constitutionnelle.
La Vice-Présidente a insisté sur la nécessité d’aborder toute réforme avec prudence, afin de « renforcer la confiance publique, promouvoir la responsabilité démocratique et préserver l’équilibre institutionnel » qui structure l’ordre constitutionnel ghanéen. Elle a salué, en particulier, l’attention portée par la Commission aux questions liées à l’administration de la justice, un domaine jugé essentiel pour consolider les institutions démocratiques du pays.
Des réformes structurelles en débat
La Commission de révision constitutionnelle, chargée d’examiner les propositions antérieures et d’identifier les axes d’amélioration du cadre constitutionnel, a présenté son rapport final au président John Dramani Mahama après une série de consultations nationales. Parmi les mesures phares figurent l’allongement du mandat présidentiel de quatre à cinq ans, la fin de la pratique permettant aux ministres de siéger simultanément au Parlement, ainsi que la création d’une Commission indépendante des émoluments. Une autre proposition vise à réformer le processus de nomination des chefs d’exécutifs locaux, les MMDCEs.
Le président Mahama a précisé que ces réformes visent à « renforcer la Constitution de 1992 » sans en altérer les fondements, soulignant ainsi l’ambition d’un cadre juridique plus robuste et adapté aux défis contemporains. Le gouvernement, en collaboration avec les acteurs judiciaires, parlementaires, académiques et de la société civile, s’est engagé à examiner avec soin les mesures relatives à l’administration de la justice, un pilier central de la stabilité démocratique.