Ghana : un député du NDC accuse le président de la Cour suprême de partialité politique

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
Ghana : un député du NDC accuse le président de la Cour suprême de partialité politique

Au Ghana, le député de Gushegu, Alhassan Tampuli, a publiquement mis en cause la neutralité du président de la Cour suprême, Paul Baffoe-Bonnie. L'élu reproche au magistrat d'avoir implicitement pris parti pour l'administration actuelle en saluant les performances de certaines institutions publiques, lors d'une visite au Minerals Income Investment Fund (MIIF) le 2 septembre.

Une sortie qui ravive les tensions entre pouvoir et opposition

Le Chief Justice avait affirmé que certaines réalisations récentes lui donnaient « à se demander ce que le Ghana faisait ces huit dernières années », selon un commentaire largement relayé. Une formulation interprétée par l'opposition comme une adhésion au narratif du parti au pouvoir, qui met en avant les réformes entreprises depuis son arrivée aux commandes.

Alhassan Tampuli, parlementaire de la majorité précédente, a répondu sur les antennes en ironisant : « Le Ghana ne serait donc devenu le Ghana qu'il y a huit ans ? » Le député estime que la remarque revient à comparer favorablement l'action du gouvernement actuel à celle de toutes les administrations antérieures, dont celle de son propre camp.

Un juge suprême dans la tourmente politique

Pour Tampuli, la position du juge en chef pose un problème institutionnel majeur. « Quand des politiques ont un différend, il finit la plupart du temps devant la justice. Or voici un président de la Cour suprême qui a déjà pris position », a-t-il lancé. Il accuse Baffoe-Bonnie d'avoir enfreint le devoir de réserve attendu d'un magistrat à la tête du pouvoir judiciaire, en appelant de surcroît à soutenir « l'agenda de l'administration ».

Exigence de neutralité et risque de crise de confiance

Le député a appelé l'opinion publique et la classe politique à condamner ces propos, qu'il juge incompatibles avec l'impartialité constitutionnelle de la Cour suprême. Il prévient : si la plus haute autorité judiciaire est perçue comme engagée politiquement, la confiance dans le règlement juridictionnel des différends politiques pourrait s'éroder — un point sensible alors que plusieurs contentieux électoraux et décisions contestées pourraient encore remonter jusqu'au sommet de la justice ghanéenne.

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