Le député de la circonscription d'Akwatia, Bernard Bediako Baidoo, a affiché sa confiance dans la nouvelle phase du processus de réforme constitutionnelle au Ghana, après l'entrée en fonction d'un comité de mise en œuvre de onze membres. Intervenant samedi sur l'émission Newsfile de JoyNews, l'élu a estimé que les précédents revers judiciaires ne devaient pas fragiliser la dynamique actuelle, mais au contraire servir d'enseignement.
Le soutien d'un député de la majorité
Bernard Bediako Baidoo a exprimé une conviction personnelle sur la capacité du comité à mener à bien son mandat. « Je crois sincèrement que cela va fonctionner », a-t-il déclaré, en relevant que les recours déposés contre le précédent comité de mise en œuvre fournissent des indications utiles pour la suite du processus.
Des recours en justice qui ne doivent pas faire reculer
Le député a tenu à désamorcer toute crainte liée à d'éventuelles contestations juridiques. Selon lui, la possibilité de saisir la justice doit être perçue comme un mécanisme démocratique de protection, et non comme une menace pour la réforme. « Nous espérons, nous prions, que cela n'intimide personne. Si quelqu'un estime qu'une irrégularité s'est produite, il peut aller devant les tribunaux », a-t-il souligné.
Une nouvelle étape après les recommandations
Le redémarrage du processus intervient après l'investiture, par le gouvernement, d'un comité de onze membres chargé de traduire en actes les recommandations formulées par le Comité d'examen de la Constitution. Cette phase opérationnelle succède à plusieurs années de travaux et de tentatives compromises par des contentieux.
Les conditions de réussite selon l'élu
Pour Bernard Bediako Baidoo, l'efficacité du comité ne se mesurera pas seulement à ses seuls travaux. La réussite de l'exercice dépendra également de la transparence de la démarche, de la confiance du public, de l'ampleur des consultations menées et du strict respect des procédures constitutionnelles encadrant toute modification de la Loi fondamentale. Un point à suivre, alors que le calendrier et le contenu précis des premières mesures du nouveau comité restent à préciser.