L’affaire de corruption impliquant l’ex-directeur de la centrale électrique d’Aksa Energy relance les spéculations sur l’implication éventuelle de l’ex-ministre ghanéen Kwabena Donkor. Alors que les autorités américaines ont confirmé leur rôle dans l’enquête, l’incertitude persiste quant à une éventuelle convocation des responsables ghanéens concernés.
Contexte et rôle des autorités
L’enquête américaine a abouti à la condamnation d’Asante Kwaku Berko, ancien directeur de la Tema Oil Refinery (TOR), pour avoir versé plus d’un million de dollars en pots-de-vin à des responsables ghanéens afin d’obtenir le financement et le développement d’une centrale électrique. L’Office of the Special Prosecutor (OSP) du Ghana a confirmé avoir apporté un soutien logistique et des éléments de preuve aux autorités américaines dans le cadre d’un accord d’assistance judiciaire mutuelle.
Cette collaboration a suscité des interrogations sur l’éventualité d’une extension des poursuites aux acteurs locaux impliqués dans ce réseau. L’Economic and Organised Crime Office (EOCO) a d’ailleurs intensifié ses investigations sur la dimension ghanéenne du dossier, incluant des opérations de traçage d’actifs et de récupération de fonds. Le procureur général a par ailleurs ordonné à l’EOCO d’accélérer ses travaux en s’appuyant sur les informations transmises par les États-Unis.
Position de l’ex-ministre et incertitudes juridiques
Kwabena Donkor, ministre de l’Énergie au moment des faits, a toujours nié toute implication dans cette affaire de corruption. Son avocat a réitéré cette position, affirmant que l’ex-ministre n’avait jamais rencontré Berko, n’avait jamais négocié avec lui ni reçu de fonds dans le cadre de ce projet. Interrogé sur une éventuelle convocation par les enquêteurs, l’avocat a répondu par l’incertitude, soulignant l’absence de contact officiel à ce stade.
Cette affaire illustre les tensions entre les enquêtes internationales et les procédures locales, ainsi que les défis auxquels sont confrontées les autorités ghanéennes pour démanteler les réseaux de corruption transnationaux. Les prochaines étapes dépendront des éléments supplémentaires transmis par les États-Unis et de la capacité des institutions locales à agir avec célérité.