Les importateurs de véhicules au Ghana appellent à suspendre le programme de vérification de conformité, jugé trop rapide et mal concerté. Une mesure qui menace des milliers d’emplois et pourrait perturber un secteur déjà fragile.
Un programme controversé aux conséquences économiques lourdes
Le syndicat des concessionnaires et importateurs de véhicules du Ghana (VADUG) exhorte les autorités à reporter l’entrée en vigueur du programme de vérification de conformité des véhicules importés (PVoC), initialement prévue pour octobre 2026. Selon l’organisation, cette initiative, bien que visant à améliorer la qualité des véhicules et la protection des consommateurs, souffre d’un calendrier trop ambitieux et d’un manque de consultations préalables avec les acteurs du secteur.
Le Ghana Standards Authority (GSA) doit imposer cette vérification systématique avant l’exportation des véhicules vers le Ghana, afin de garantir leur conformité aux normes locales de sécurité et de performance technique. Pourtant, le VADUG met en garde contre les risques de perturbations majeures pour les entreprises spécialisées dans l’importation, évoquant des pertes d’emplois potentielles si la mesure est appliquée sans ajustements.
Dialogue et ajustements nécessaires pour éviter un choc sectoriel
Le syndicat, par la voix de son secrétaire général Frank Kofigah Atanley, a demandé un moratoire jusqu’à ce que les préoccupations des professionnels soient pleinement prises en compte. Il souligne que toute réforme réglementaire d’envergure dans l’automobile doit s’appuyer sur un dialogue approfondi avec les importateurs et les autres parties prenantes pour éviter des dysfonctionnements du marché.
Les craintes portent notamment sur l’opacité des critères de conformité, les coûts supplémentaires pour les importateurs et les délais administratifs qui pourraient paralyser les activités. Le VADUG insiste sur la nécessité de clarifier le cadre opérationnel du programme, tout en protégeant à la fois les intérêts des consommateurs et ceux des acteurs économiques. Une approche progressive, incluant des phases de test et des retours d’expérience, serait selon eux la voie la plus sûre pour concilier objectifs de qualité et stabilité du secteur.