Ghana : les dépenses publiques de 2026 restent 16 % en dessous des objectifs, malgré une forte hausse des investissements

Par Rédaction KUMBA 3 min de lecture 19 lectures
Ghana : les dépenses publiques de 2026 restent 16 % en dessous des objectifs, malgré une forte hausse des investissements

Le rapport de politique monétaire de juillet 2026 indique que les dépenses totales du gouvernement ghanéen s’élèvent à 147,077 milliards de cedis, soit 16,4 % en dessous de l’objectif de 175,931.9 millions de cedis. Cette sous‑performance s’accompagne d’une hausse marquée de certains postes, notamment les investissements publics, tandis que les paiements d’intérêts et les dépenses de biens et services affichent des baisses significatives.

Dépenses totales et écart par rapport aux objectifs

Le total des dépenses et du prêt net atteint 147,077 milliards de cedis, contre une cible de 175,931.9 millions de cedis. Cette différence de 16,4 % reflète un effort de maîtrise budgétaire mais soulève des questions sur la capacité du gouvernement à financer ses priorités dans le cadre du plan fiscal 2026.

Évolution des principaux postes de dépenses

La rémunération des employés du secteur public s’établit à 50,553 milliards de cedis, soit 4,5 % en dessous du budget prévu de 52,943 milliards, mais en hausse de 12,6 % d’une année sur l’autre, représentant 35,2 % des recettes domestiques mobilisées. Les dépenses de biens et services s’élèvent à 5,482 milliards de cedis, loin du seuil de 7,897 milliards, tout en affichant une progression annuelle de 63,4 %. Les paiements d’intérêts totalisent 25,171 milliards de cedis, bien en dessous du budget de 34,117 milliards et 12,3 % inférieurs aux 28,686 milliards enregistrés en 2025. Les subventions aux autres unités gouvernementales s’élèvent à 30,611 milliards de cedis, 1,6 % en baisse par rapport à l’année précédente, et 13,4 % sous le plafond budgétaire. Le capital investi atteint 24,228 milliards de cedis, soit 1,5 % du PIB, mais 25 % en dessous du plan, malgré une hausse spectaculaire de 157,9 % d’une année sur l’autre. Enfin, les autres dépenses s’établissent à 9,283 milliards de cedis, 13,4 % sous l’objectif, contre 8,107 milliards en 2025.

Facteurs expliquant la sous‑performance budgétaire

Le rapport attribue la réduction des paiements d’intérêts à une conjoncture macroéconomique plus favorable, à la stabilité relative du cedi ghanéen qui a limité les coûts d’intérêt externes, ainsi qu’à l’avancement du remboursement anticipé de certains Eurobonds prévus initialement pour 2026. Le gouvernement a également bénéficié d’un allégement de la dette Eurobond et de refinancements concessionnels. La diminution des dépenses de biens et services provient d’une maîtrise accrue des dépenses administratives, reflétant une volonté d’efficacité et de rapport qualité‑prix au sein des ministères. La baisse des « autres dépenses » résulte d’une rationalisation des obligations liées à l’énergie et d’une amélioration du financement sectoriel. Enfin, la chute des dépenses d’investissement est liée à la mise en œuvre de la politique d’autorisation d’engagement prévue par la loi sur la gestion des finances publiques (PFM Act), qui ne libère les paiements que sur présentation des factures des entrepreneurs, retardant ainsi certaines sorties de fonds.

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