Les autorités traditionnelles de Tumu, au nord du Ghana, ont fixé un ultimatum de deux semaines aux occupants illégaux pour libérer les emprises du corridor routier reliant la ville à Léo, au Burkina Faso. Cette opération, soutenue par le député de la circonscription, est une étape préalable indispensable au lancement des travaux d'aménagement de cet axe international stratégique.
Un impératif de désenclavement économique
Le projet s'inscrit dans l'initiative gouvernementale « Big Push », visant à renforcer les infrastructures de transport pour dynamiser les échanges commerciaux entre le Ghana et le Burkina Faso. Selon les autorités locales, ce tracé est identifié comme une route internationale depuis plus de 80 ans. Le député de Sissala East, Issah Mohammed Bataglia, a souligné que l'intérêt collectif lié à l'ouverture de cet axe prévaut sur les contraintes individuelles. Il estime que cette modernisation favorisera le commerce local, renforcera la sécurité routière et générera des opportunités d'emploi pour la jeunesse dans le secteur du transport.
Une fermeté affichée face aux pressions
La chefferie de Tumu a adressé une mise en garde explicite aux responsables politiques locaux, leur demandant de ne pas intervenir pour protéger les occupants des structures illégales, telles que les conteneurs et kiosques, qui devront être démantelés. Le secrétaire du chef de Tumu a insisté sur le fait que, bien que les élus aient activement plaidé pour l'obtention de ce projet, ils doivent désormais laisser les autorités locales appliquer la directive de libération des emprises sans entrave. Les propriétaires sont invités à anticiper leur départ pour éviter toute perte matérielle lors des opérations de démolition.
Modernisation des infrastructures scolaires
Parallèlement à ce chantier routier, les autorités locales portent une attention particulière aux besoins des institutions publiques, notamment le lycée Kanton (Kanton Senior High School). Le chef d'établissement, Mahamudu Zakaria Savei, a alerté sur l'état de délabrement des voies internes du campus, marquées par une érosion sévère depuis leur construction dans les années 1960. La réhabilitation de ces accès est perçue comme un levier essentiel pour améliorer les conditions d'apprentissage, d'autant que l'établissement fait l'objet d'un projet de montée en gamme, visant à passer d'une catégorie B à une catégorie A.
Le choix du prestataire
La chefferie a exprimé son souhait de voir l'entreprise Mawums, déjà à l'œuvre sur le projet Tumu-Sissily, être retenue pour la réalisation du corridor international. Cette recommandation s'appuie sur l'expérience acquise par cette société dans la zone, jugée comme un gage de fiabilité pour la conduite de ces travaux d'envergure.