Ghana : Le nouveau cadre réglementaire 2026 pour encadrer le secteur des motos-taxis

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 99 lectures
Ghana : Le nouveau cadre réglementaire 2026 pour encadrer le secteur des motos-taxis

Le Ghana franchit une étape décisive dans la formalisation de son secteur des transports avec l'adoption du règlement LI 2519, qui encadre désormais l'usage commercial des motos, tricycles et quadricycles. Cette réforme, qui fait suite à l'amendement de la loi sur la circulation routière de 2025, vise à mettre fin à l'anarchie opérationnelle qui caractérisait jusqu'ici le secteur des « Okada ».

Un cadre légal pour structurer le secteur

Pendant des années, l'absence de base légale a maintenu les motos-taxis dans une zone grise, favorisant des pratiques informelles et des abus. Le nouveau règlement LI 2519, composé des articles 164 à 177, établit des règles strictes pour l'exercice de cette activité. Désormais, tout conducteur doit détenir un permis commercial spécifique délivré par la Driver and Vehicle Licensing Authority (DVLA). Pour l'obtenir, le candidat doit être âgé d'au moins 21 ans, posséder une carte d'identité nationale, réussir des tests théoriques et pratiques, et justifier de son adhésion à une organisation professionnelle de transport routier.

Responsabilités accrues pour les acteurs

La réglementation impose des obligations claires à chaque maillon de la chaîne. Les propriétaires de motos ne peuvent plus se contenter de l'achat du véhicule : ils sont tenus de garantir la conformité technique de leur flotte. De leur côté, les conducteurs doivent respecter des normes de sécurité rigoureuses, notamment le port obligatoire du casque — pour eux-mêmes et pour le passager — et l'interdiction de transporter des enfants de moins de six ans sans dispositif de sécurité adéquat. Le non-respect de ces règles, comme le franchissement des feux rouges ou le défaut de renouvellement du permis tous les deux ans, expose les contrevenants à la suspension ou à la révocation de leur licence.

Les défis de l'application par la DVLA

La réussite de cette réforme repose désormais sur la capacité de la DVLA à distinguer clairement les usages privés des usages commerciaux. Il est attendu de l'autorité qu'elle mette en place des plaques d'immatriculation spécifiques et des catégories de permis distinctes pour faciliter le contrôle routier. L'enjeu est de taille : il s'agit de transformer un secteur chaotique en un service structuré. Pour les autorités, la priorité sera d'imposer des standards de sécurité immédiats, tels que la présence obligatoire de rétroviseurs, de casques de protection et de vêtements réfléchissants, avant toute autorisation d'exploitation commerciale.

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