Le ministre ghanéen des Finances, Cassiel Ato Forson, a rejeté les critiques selon lesquelles sa gestion des dépenses publiques serait excessive. Il a souligné que la rigueur budgétaire actuelle découlait directement des engagements pris par le gouvernement précédent dans le cadre du programme avec le Fonds monétaire international (FMI).
Lors d’une intervention dans une émission de radio, il a rappelé que l’administration sortante du Nouveau Parti patriotique (NPP) avait accepté de maintenir un surplus primaire équivalent à 1,5 % du PIB dans le cadre d’un accord de prêt de 3 milliards de dollars conclu avec le FMI. Selon lui, ces conditions s’imposent désormais à son gouvernement, indépendamment des choix politiques.
« Le FMI ne traite pas avec des partis politiques, mais avec des gouvernements et des pays. J’ai la responsabilité de respecter cet objectif de 1,5 % du PIB », a-t-il déclaré. Interrogé sur la possibilité de ne pas atteindre cette cible, il a répondu sans ambiguïté : « Certainement non. Je dois m’assurer que cette condition est remplie. »
Le ministre a également indiqué que le Ghana avait enregistré un surplus primaire de 0,9 % du PIB à mi-année. Si cette tendance se maintient, ce résultat pourrait se traduire par un surplus annuel d’environ 1,8 % du PIB, offrant une marge de manœuvre pour ajuster les dépenses sans compromettre l’objectif final.
Ces déclarations interviennent alors que le débat persiste sur la nature de la discipline budgétaire imposée par le programme du FMI. Certains y voient une gestion économique prudente, tandis que d’autres estiment qu’elle impose une austérité excessive à un pays en phase de redressement. Le ministre a défendu cette approche en soulignant les risques d’un relâchement des dépenses, évoquant la possibilité d’un retour à une crise économique et à une restructuration de la dette.
Cette position met en lumière les tensions entre la nécessité de respecter les engagements internationaux et les attentes sociales en matière de dépenses publiques, dans un contexte où le Ghana cherche à finaliser son programme avec le FMI.