Ghana : le GPRTU réclame 30% de hausse sur les tarifs de transport face à la flambée des coûts

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 59 lectures
Ghana : le GPRTU réclame 30% de hausse sur les tarifs de transport face à la flambée des coûts

Le principal syndicat de transporteurs privés du Ghana propose une hausse de 30% des tarifs de transport public, un dossier désormais soumis au ministère des Transports. Le GPRTU (Ghana Private Road Transport Union) justifie cette demande par l'envolée des prix du carburant et la hausse de plusieurs charges d'exploitation, du carburant aux assurances en passant par les pièces détachées et les taxes.

Une demande construite autour des coûts d'exploitation

Selon Samuel Amoah, responsable adjoint aux relations publiques et industrielles du GPRTU, les tarifs actuels ne permettent plus de couvrir les coûts de fonctionnement des véhicules commerciaux. Intervenant sur Channel One TV le jeudi 3 septembre, il a détaillé la nature des pressions subies par les opérateurs : carburant, lubrifiants, pièces détachées, assurances et fiscalité se cumulent pour rendre le métier déficitaire, a-t-il alerté. « Si nous n'obtenons aucune augmentation, les chauffeurs continueront à travailler à perte », a-t-il résumé.

Un précédent report après une intervention de l'État

Le GPRTU avait déjà déposé une demande de revalorisation en août, avant de la suspendre à la suite d'un appel du gouvernement et d'une mesure d'absorption d'une partie du prix du gazole. D'après Samuel Amoah, ce mécanisme a apporté un certain soulagement aux transporteurs, sans toutefois ramener le carburant à un niveau compatible avec les tarifs existants. C'est dans ce contexte que la nouvelle proposition de 30% a été remise sur la table des négociations, tout en restant ouverte à une révision à la baisse selon les discussions en cours avec l'exécutif.

Le prix du carburant comme variable d'ajustement

Le syndicat a également laissé entendre que l'augmentation pourrait être réduite, voire abandonnée, si l'État parvenait à faire reculer le prix des carburants et d'autres postes de coûts majeurs. « Il est probable que le chiffre baisse. Mais pour éviter la hausse, il faudrait qu'ils réduisent le prix du carburant et les autres composantes avant que nous ne décidions de ne pas augmenter les tarifs », a indiqué Samuel Amoah. En l'état, il ne s'agit donc pas d'une décision applicable : le tarif final dépendra des négociations à venir entre le GPRTU et le ministère des Transports, et plusieurs composantes économiques restent susceptibles de faire évoluer le dossier dans un sens ou dans l'autre.

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