Le ministre des Terres et des Ressources naturelles, Emmanuel Armah‑Kofi Buah, a rappelé que le Ghana a hérité d’une dette publique d’environ 111 milliards de cedis, tout en maintenant le lancement de projets d’infrastructure majeurs. Il a souligné la double contrainte que représente le service de la dette et la nécessité de répondre aux besoins de développement du pays.
Un lourd héritage de dette publique
Selon le ministre, la dette de 111 milliards de cedis, acquise avant le mandat actuel, exerce une pression considérable sur les finances publiques. Cette charge financière limite la marge de manœuvre budgétaire, notamment en période où les recettes fiscales sont soumises à des fluctuations liées à la conjoncture économique mondiale.
Des paiements de service de la dette en forte hausse
Le gouvernement a déboursé plus de 2 milliards de cedis pour honorer ses obligations de dette au cours des années 2025 et 2026. Les prévisions indiquent que le montant à régler en 2027 dépassera les 10 milliards de cedis, un rythme que le ministre qualifie d’« obligation inéluctable ». Cette augmentation reflète à la fois le coût du service de la dette et le calendrier de remboursement fixé par les créanciers.
Maintien des projets d’infrastructure malgré la pression financière
Lors d’une rencontre avec les chefs traditionnels de la zone Eastern Nzema, M. Buah a affirmé que le paiement de la dette n’a pas freiné la mise en œuvre de projets d’infrastructure. Il a cité plusieurs chantiers en cours, destinés à réduire les déficits d’infrastructures et à améliorer les conditions de vie des populations, tout en rappelant que les ressources disponibles sont mobilisées de façon prioritaire pour ces investissements.
Défis de la gestion budgétaire et perspectives
Les propos du ministre interviennent dans un contexte de débats nationaux sur la gestion de la dette publique et la capacité du gouvernement à concilier service de la dette et priorités de développement. Si le paiement de la dette reste incontournable, le gouvernement affirme son engagement à optimiser l’allocation des ressources afin de soutenir la croissance économique et le bien‑être social. La trajectoire future dépendra de la capacité à sécuriser des financements externes à des conditions favorables et à renforcer la discipline budgétaire.