Le député Samuel Awuku, représentant d’Akuapem North, a exhorté le gouvernement ghanéen à ne pas percevoir la proposition d’une enquête parlementaire bipartite sur la saisie de 3,9 tonnes de cocaïne comme une attaque, mais comme une réponse nationale à une crise sécuritaire.
Saisie de 3,9 tonnes de cocaïne à Dunkerque
Les autorités françaises ont intercepté près de 3,9 tonnes de cocaïne au port de Dunkerque, provenant d’un conteneur dont le point d’origine était le Ghana. Cette opération, l’une des plus importantes jamais enregistrées en Europe, a relancé les inquiétudes quant aux réseaux de trafic utilisant les infrastructures ghanéennes.
Le parti minoritaire réclame une enquête parlementaire
Suite à la saisie, les députés de l’opposition ont déposé une motion visant à instaurer une commission d’enquête au sein du Parlement. L’objectif déclaré est d’examiner le processus de traitement, d’inspection, de dédouanement et d’exportation des cargaisons suspectes, ainsi que le rôle des institutions étatiques dans ces flux. Le député Awuku a souligné que la portée du problème dépasse le cadre d’une simple affaire de conducteur ou de transporteur, évoquant l’existence d’un « cartel plus large ».
La majorité estime que les investigations en cours sont suffisantes
Le leader de la majorité, James Agalga, a opposé son veto à la création d’une commission parlementaire, arguant que les forces de l’ordre sont déjà engagées dans des investigations approfondies. Il a rappelé que plusieurs arrestations ont été effectuées, que des suspects sont déjà présentés devant les tribunaux et que les autorités doivent pouvoir poursuivre leurs travaux sans interférence supplémentaire.
Appel à une réponse nationale bipartite
Awuku a insisté sur le caractère non partisan de la question, la qualifiant de crise nationale qui menace la réputation internationale du Ghana. Il a appelé les deux camps parlementaires à coopérer, rappelant que le Parlement a été rappelé de sa pause par le président Alban Bagbin pour une séance extraordinaire le 29 septembre, à la suite d’une pétition menée par le premier adjoint de la minorité, Habib Iddrisu.
Implications pour la réputation internationale du Ghana
Le député a mis en garde que la perception du Ghana à l’échelle mondiale pourrait être affectée si les autorités ne démontrent pas une volonté collective de combattre le trafic de stupéfiants. Une enquête transparente pourrait, selon lui, renforcer la confiance des partenaires étrangers et contribuer à la mise en place de mécanismes de contrôle plus rigoureux au sein des ports et des douanes ghanéennes.