Ghana : le chef de la majorité parlementaire réclame un audit judiciaire après la découverte d’un écart de plus de 600 milliards de cedis dans les dépenses de fumigation COVID‑19

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 26 lectures
Ghana : le chef de la majorité parlementaire réclame un audit judiciaire après la découverte d’un écart de plus de 600 milliards de cedis dans les dépenses de fumigation COVID‑19

Le chef de la majorité parlementaire ghanéenne, Rockson‑Nelson Dafeamekpor, a exigé un audit judiciaire du budget dédié à la lutte contre la COVID‑19 après l’identification d’un possible déficit de plus de 600 milliards de cedis dans les dépenses de fumigation. Cette requête vise à clarifier l’usage des fonds publics mobilisés pendant la crise sanitaire et à restaurer la confiance dans les institutions de contrôle.

Un appel officiel à la vérification judiciaire

Lors d’une interview sur la plateforme Top Story de Joy FM, le député a souligné que les preuves recueillies indiquent qu’une partie substantielle du budget de fumigation n’aurait pas été prise en compte dans l’audit spécial mené par le Bureau du Contrôleur général. Selon lui, l’absence de cette ligne budgétaire remet en cause la complétude de l’examen déjà réalisé et justifie l’ouverture d’une enquête indépendante et approfondie.

Un écart de plus de 600 milliards de cedis dans les comptes de la fumigation

Les chiffres avancés par le parlementaire suggèrent que les dépenses liées à la désinfection des espaces publics, initialement prévues pour contenir la propagation du virus, pourraient dépasser les 600 milliards de cedis sans être correctement auditée. Cette somme représente une part importante du financement d’urgence alloué par le gouvernement, ce qui rend la transparence de son utilisation cruciale pour la légitimité des mesures prises pendant la pandémie.

Les limites de l’audit spécial déjà réalisé

Le chef de la majorité rappelle que le Comité des comptes publics (PAC) avait déjà exprimé des réserves quant à la rapidité et à la portée de l’audit spécial. Selon les membres du PAC, le processus aurait été mené dans l’urgence, laissant certaines lignes de dépenses non examinées ou partiellement couvertes. Dafeamekpor a indiqué que, lorsqu’ils ont demandé un audit plus complet, les autorités les ont accusés d’opposition politique, arguant que l’audit était déjà finalisé.

Enjeux de responsabilité et perspectives pour le gouvernement

Un audit judiciaire, selon le parlementaire, permettrait de dépasser les limites de l’audit spécial en analysant à la fois les postes déjà examinés et ceux qui n’ont jamais été audités. Cette démarche viserait à établir la responsabilité des fonctionnaires qui, sous pouvoirs d’urgence, ont géré d’importantes sommes d’argent public. En apportant une réponse claire aux questions persistantes, le gouvernement pourrait mettre un terme aux spéculations et renforcer la redevabilité des institutions publiques.

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