Le gouvernement ghanéen accélère sa stratégie d’élargissement de l’accès à l’enseignement supérieur en lançant un plan ambitieux de création de nouvelles universités publiques et en injectant 100 millions de cedis pour soutenir le campus de Kenyase de l’UMaT.
Un plan structurant pour l’éducation tertiaire
Cette initiative s’inscrit dans une volonté de renforcer les opportunités d’études supérieures, de recherche et d’innovation à l’échelle nationale. Parmi les mesures phares figure l’allocation de 100 millions de cedis, destinée à accompagner le démarrage du campus de Kenyase de l’Université des Mines et Technologie (UMaT). Ce financement vise également à poser les bases d’une éventuelle transformation de ce site en une université publique à part entière.
Parallèlement, le gouvernement ambitionne de doter chaque capitale régionale d’un établissement dédié à l’enseignement supérieur, à la recherche et à l’innovation. Un comité spécial, chargé d’élaborer des recommandations et une feuille de route pour la création de nouvelles universités, a été mis en place. Ce groupe, connu sous le nom de Comité Amoako Nuama, devra soumettre un rapport déterminant pour les décisions finales.
Vers une université nationale dédiée à la formation des enseignants
En complément de l’expansion des infrastructures existantes, une réflexion est engagée pour la création d’une université nationale spécifiquement dédiée à la formation des enseignants. Ce projet, baptisé Université Nationale des Enseignants, prévoit de regrouper les 48 collèges publics de formation des enseignants sous une même structure, ces derniers devenant des institutions constitutives de la nouvelle université. Le site de Peki est actuellement envisagé comme localisation potentielle pour cette institution.
Le ministre de l’Éducation a confirmé ces orientations lors d’une déclaration publique, précisant que les fonds alloués au campus de Kenyase seront intégrés dans la formule de financement du GETFund pour l’exercice 2027. Cette démarche s’ajoute à une série de mesures visant à moderniser et démocratiser l’accès à l’éducation supérieure au Ghana, dans un contexte où la demande en compétences qualifiées et en innovation ne cesse de croître.