Ghana ferme 30 centres de médecine traditionnelle pour non-respect des normes

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 37 lectures
Ghana ferme 30 centres de médecine traditionnelle pour non-respect des normes

Le Conseil de la médecine traditionnelle du Ghana a fermé 30 centres dans la région Ashanti pour violations graves des normes sanitaires et légales. Une opération de contrôle sur dix jours a révélé des pratiques illégales, mettant en lumière les défis de régulation d’un secteur en pleine expansion.

Contexte et cadre réglementaire

Une campagne nationale de conformité a conduit à la fermeture de 30 établissements de médecine traditionnelle dans la région Ashanti, après la découverte de manquements répétés à la loi de 2000 régissant ce secteur au Ghana. Sur 55 centres inspectés, plus de la moitié ont été sanctionnés pour exercice illégal, absence de licences obligatoires ou utilisation de praticiens non qualifiés. Ces infractions, révélées lors d’un exercice d’inspection de dix jours, illustrent les lacunes persistantes dans l’application des normes professionnelles et sanitaires.

Les autorités sanitaires soulignent que ces fermetures visent à protéger les patients contre des pratiques non régulées, potentiellement dangereuses. Le Conseil, organe statutaire chargé de superviser la médecine traditionnelle, rappelle que seul un encadrement strict permet de garantir la sécurité et la qualité des soins offerts. Les établissements fermés ont tenté de contester les décisions, mais les sanctions administratives et pénales seront maintenues conformément à la législation.

Enjeux sanitaires et perspectives

Cette opération s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement de la régulation du secteur, afin d’éliminer les pratiques illégales et de restaurer la confiance du public dans les soins traditionnels. Les autorités insistent sur la nécessité pour les praticiens de régulariser leur situation sous peine de poursuites, tandis que des inspections similaires sont prévues dans d’autres régions. L’objectif est double : éliminer les risques pour la santé publique et professionnaliser un secteur souvent perçu comme opaque.

Les prochaines étapes incluront des poursuites judiciaires contre les opérateurs non conformes, ainsi que des campagnes de sensibilisation pour encourager la régularisation des établissements encore en activité. Cette démarche reflète une volonté politique croissante de structurer un domaine où la tradition et la modernité sanitaire doivent coexister sous contrôle strict.

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