Le chef du National Petroleum Authority (NPA) a confirmé que le Ghana dispose d’un stock de carburant couvrant au moins six semaines, apaisant les craintes d’une pénurie imminente, tout en soulignant que la principale préoccupation reste la hausse des prix.
Six semaines de réserves : le bilan du NPA
Godwin Edudzi Tamakloe, directeur général du NPA, a indiqué que les réserves nationales, combinées aux cargaisons en cours de transport, offrent une marge de sécurité suffisante pour le marché intérieur. Il a précisé que le nombre de navires transportant des produits pétroliers en haute mer était « significatif », ce qui, selon lui, garantit l’absence de rupture d’approvisionnement dans le mois à venir. Face aux rumeurs de pénurie, il a affirmé que le pays ne faisait face à aucun problème d’approvisionnement à court terme.
Pressions internationales et hausse des prix du carburant
Le NPA a toutefois mis en avant le contexte mondial comme facteur de préoccupation majeure. L’Agence internationale de l’énergie a alerté sur une réduction notable de l’offre pétrolière mondiale à l’horizon 2026, tandis que les stocks de carburants raffinés sont sous tension. En réponse, le Ghana a relevé les prix planchers du carburant dès le 16 septembre : 16 GH₵ le litre pour l’essence, 16,77 GH₵ pour le diesel et 10,97 GH₵ le kilogramme pour le GPL. Tamakloe a déclaré que « le prix est ma principale préoccupation », soulignant que les fluctuations du marché international pourraient se répercuter sur les consommateurs locaux.
Rôle du secteur privé et mesures de prévention après la crise 2014‑2015
Le dirigeant du NPA a rappelé que l’architecture du secteur pétrolier en aval du Ghana repose sur une participation active du secteur privé, conçue pour dynamiser le marché. Des garde‑fous ont été instaurés afin d’éviter la répétition des crises de 2014‑2015, qui avaient vu le pays dépendre excessivement d’acteurs privés. Le président de la République suit de près ces dispositifs. Par ailleurs, BOSTenergies a précisé que la réduction des exportations de carburant vers le Burkina Faso et le Mali était liée à des travaux de remise à niveau de son dépôt de Bolgatanga, et ne reflétait pas une pénurie imminente sur le sol ghanéen.