Le Secrétariat national des opérations anti-mines illégales (NAIMOS) a mené une opération d'envergure à Aveyime, dans la région du Grand Accra, visant à stopper l'extraction illégale de sable. Cette intervention a conduit à l'arrestation de quatre individus et à la saisie de matériel lourd, mettant en lumière les défis persistants liés au contrôle des ressources naturelles et au respect de la législation en vigueur.
Arrestations et irrégularités administratives
Lors de cette descente, les autorités ont appréhendé trois ressortissants chinois et un citoyen ghanéen. Selon le colonel Kwame Sam Appiah, commandant du NAIMOS, les suspects étrangers étaient dans l'incapacité de présenter des permis de séjour valides ou tout document justifiant leur présence sur le site. Le ressortissant ghanéen, quant à lui, occupait des fonctions de contremaître et d'interprète au sein de l'exploitation. Les individus ont été transférés vers les services de police locaux avant d'être remis au Service d'immigration du Ghana à Accra pour une procédure approfondie.
Saisie de matériel et arrêt des activités
Le site, dont les exploitants n'ont pu fournir aucune preuve de légalité, a fait l'objet d'une fermeture immédiate. Les équipes du NAIMOS ont découvert sur place des équipements lourds, notamment une barge de carburant, une chargeuse et une excavatrice, utilisés pour l'extraction. Les responsables de l'exploitation ont reçu l'ordre de se présenter devant la Commission des minéraux afin de soumettre leurs permis à une inspection et une vérification rigoureuses.
Appel à une meilleure coordination institutionnelle
Face à la recrudescence des préoccupations des riverains concernant l'impact environnemental de ces activités, les autorités appellent à une synergie accrue. Daniel Dan Yaro, commandant de la police du district de Sege, a insisté sur la nécessité d'une collaboration renforcée entre la Commission des minéraux et les agences de sécurité. Cette coopération est jugée indispensable pour garantir une application professionnelle de la loi, prévenir les abus et réduire durablement les pratiques illégales qui dégradent les écosystèmes locaux. Le NAIMOS prévoit par ailleurs de travailler avec le ministère de tutelle pour élaborer de nouvelles mesures de contrôle.